Edito: Après 2010, l’aventure ‘Talents Emergents’ de l’IMT continue

Débutée en juin 2010 par un concours lancé par l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers-Belgique (IMT), l’aventure ‘Talents Emergents’ dont le but est de donner la voix aux jeunes chercheurs du Sud dans la scène mondiale de santé internationale continue.

Les essais de ces jeunes chercheurs sont progressivement publiés dans les journaux scientifiques.

Deux essais viennent d’être publiés dont celui d’Irène Masanja dans Malaria Journal, et de  Lungiswa Nkonki dans le Bulletin de l’OMS . Nous leur adressons nos sincères félicitations et invitons les Talents Emergents qui n’ont pas encore publié leur essai à travailler davantage sur le texte pour l’améliorer et le publier.

Pendant que les essais sont retravaillés en vue de leur amélioration, l’IMT a lancé les le Projet Talents Emergents 2012 qui s’inscrit dans le processus du Symposium de l’OMS sur la recherche en santé de Beijing de novembre 2012. Nous invitons les jeunes chercheurs du Sud à se joindre à ce projet qui sera soutenu par l’IMT et dont certains Talents Emergents 2010 joueront des rôles de premier plan (coaching, suivi, organisation).

Alors, participez à l’aventure 2012. Le programme provisoire est disponible sur le the Site Web de l’Alliance et très prochainement les critères d’éligibilité seront publiés dans les prochains jours sur le site du symposium.

Alors, préparez dès maintenant le résumé de votre essai et soyez prêts pour le soumettre.

Ne ratez pas Beijing 2012. 

Basile Keugoung


Global Health Policy and Financing

1.      User fee removal supplement in HPP

Nous vous recommandons une fois de plus de consulter le Supplément de Health Policy and Planning sur l’abolition des paiements directs. Vous pouvez consulter librement ces articles en ligne en cliquant sur le lien suivant :

http://heapol.oxfordjournals.org/content/26/suppl_2.toc .

 

2.      BMJ: Deal with myths about population growth to improve birth control, says MP

http://bit.ly/ujSXMl
Dix mythes sur la population mondiale doivent être traités avant que les progrès puissent être faits sur les défis et les dangers de la croissance massive de population. Si ces mythes ne sont pas dissipés, de nouveaux progrès sur les objectifs de développement du millénaire seront peu probables.

Ottaway et Hutchinson soulèvent quelques malentendus clés entourant la planification familiale et la croissance de la population. Ces malentendus comprennent les croyances que l’explosion démographique est terminée, que la croissance de la population est inévitable, et que l’aide étrangère est un gaspillage d’argent.

S’exprimant dans la semaine, Ottaway a déclaré que la planification familiale est essentielle pour le contrôle de la population, mais de nombreux politiciens évitent le sujet parce qu’ils ne veulent pas contrarier les idéologies religieuses.

D’autres mythes comprennent le fait

–       la planification familiale était contre l’enseignement religieux, ce qi n’est past aussi pas vrai selon Ottaway, car les deux enseignements catholique et islamique ne s’opposent pas à la planification familiale.

–       le développement est la meilleure contraception, pourtant aucun pays n’est sorti de la pauvreté sans résoudre premièrement la problématique de sa croissance démographique.

–       l’éducation des femmes réduit le nombre d’enfants.

–       les pauvres choisissent d’avoir des familles nombreuses pour s’occuper d’eux à un âge avancé,

Pour Ottaway, «les 10 mythes sur la croissance de la population mondiale ont bloqué le développement et tout le travail louable accompli à ce jour pour atteindre les objectifs de développement du millénaire sera en vain si ce facteur vital est ignoré. ”
La principale question est de savoir comment contrôler la croissance démographique.

Maternal and child health

3.      The World Health Organization multicountry survey on maternal and newborn health: study protocol

Contexte

Les interventions efficaces pour réduire la mortalité et la morbidité maternelle et néonatale existent déjà. L’information sur la qualité et performance des soins et l’utilisation d’interventions critiques sont utiles pour améliorer les soins et renforcer la contribution des systèmes de santé pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement 4 et 5. Le concept de near miss (décès oublié) et la vérification fondée sur des critères de l’audit clinique sont proposés comme démarches utiles pour obtenir des informations pertinentes en matière de la santé maternelle et néonatale. Cet article présente la méthode adoptée par l’OMS dans une étude multicentrique en matière de la santé maternelle et néonatale. Les principaux objectifs de cette étude sont de déterminer la prévalence des cas de near miss maternels dans un réseau de centres de santé, d’évaluer la qualité des soins en utilisant le concept de near miss maternels et des critères basés sur l’audit clinique et de développer le concept des near miss néonataux.

Méthodes / conception

C’est une large étude transversale mise en œuvre dans un réseau multicentrique de centres de santé. Un total de 370 établissements de santé dans 29 pays ont participé à cette étude et ont collecté près de 275 000 observations.

Toutes les femmes accouchées, tous les cas de near miss quel que soit l’âge gestationnel et l’état de l’accouchement et de tous les décès maternels lors de la période de l’étude sont colligés. Dans chaque établissement de santé, les dossiers médicaux de toutes les femmes admises dans l’étude seront étudiés pendant la période de collecte de données qui varie de deux à trois mois selon le nombre annuel d’accouchements.

Discussion

La mise en œuvre de l’identification systématique des cas de near miss;  l’utilisation des critiques basées sur les évidences et l’analyse des interventions et les indicateurs correspondants ne sont que les premières étapes d’utilisation du concept des near miss comme un outil pour améliorer la santé maternelle et néonatale.

Les résultats de projets utilisant des approches similaires à celles décrites dans cet article doivent être un bon début pour une discussion plus approfondie avec les gouvernements, professionnels de santé et la société civile. Ceci permettrait de promouvoir les bonnes pratiques afin d’améliorer la qualité des soins et avoir une meilleure santé pour les mères
et les enfants.

http://bit.ly/seCRun

 

HIV AIDS

4.      PLoS: Universal Definition of Loss to Follow-Up in HIV Treatment Programs: A Statistical Analysis of 111 Facilities in Africa, Asia, and Latin America

Cette étude part du constat qu’aucune définition opérationnelle standard n’existe pas pour dire à partir de quand un patient sous traitement antirétroviral peut être considéré comme perdu de vue. Ces perdus de vue sont perçus comme une menace importante pour les efforts internationaux de lutte contre le VIH. Une grande variabilité de la définition existe entre les établissements dans plusieurs pays. Pour cela, les auteurs ont fait une analyse groupée des données dans 111 établissements de 19 pays, et les patients ont été classés perdus de vue selon plusieurs définitions. Ils ont observé que le plus grand nombre de patients mal classés est autour d’une définition de perdu de vue au seuil de 180 jours. Ils recommandent donc de retenir qu’au-delà de 180 jours après la dernière visite, les patients peuvent être considérés comme des perdus de vue. Même si, cette définition a quelques limites, elle fournit le cadre nécessaire pour la poursuite des recherches afin d’améliorer la rétention des patients et maximaliser les gains des programmes de traitement du VIH.

http://bit.ly/tQCrhA

5.      Lancet Infectious Diseases: Is laboratory monitoring of ART essential worldwide?

Catherine G Sutcliffe a commenté l’article publié par Laurent et al au Cameroun, qui comparait pour les patients VIH sous trithérapie le suivi clinique au suivi biologique. En effet, dans la plupart des formations sanitaires en zone rurale en Afrique sub-saharienne, les ressources (humaines, financières, technologiques) sont rares pour effectuer les tests de laboratoire chez les patients suivis. Seule la charge virale est le meilleur indicateur de détection de la résistance virale mais celle-ci n’est réalisée que dans les laboratoires des grandes villes dans la plupart des pays. L’avantage du suivi biologique est la détection des résistances et le passage précoce au traitement de deuxième ligne comparée au suivi clinique. Dans l’essai DART où les personnes sous trithérapie étaient suivies cliniquement, 87% des personnes étaient vivants après 5 ans de suivi. Toutefois, le suivi clinique pourrait conduire à l’accumulation de résistances, à la transmission de souches résistances aux autres personnes, et à l’augmentation des besoins en traitement de deuxième ligne.

Il est nécessaire que le suivi biologique soit effectué de façon ciblée chez certaines personnes suivies cliniquement et que la recherche développe de nouvelles méthodes et techniques dont le coût est abordable pour les pays à faible revenu.

Si l’objectif reste uniquement l’expansion de la couverture antirétrovirale, la qualité des soins pourrait être compromise et les iniquités entre les zones urbaines et rurales seraient davantage amplifiées.
http://bit.ly/rQci20

Health service delivery

6.Lancet (comment): Augmenting surgical capacity in resource-limited settings

Deckelbaum et collègues ont noté que les limites de l’accès aux soins chirurgicaux  dans les pays à faible et moyen revenu sont bien connues.

Dans plusieurs pays d’Afrique sub-saharienne, il y a moins de 1 médecin pour 1000 habitants, par rapport à 21 médecins pour 1000 habitants  au Royaume-Uni et 28 pour 1000 habitants aux USA.

Ces tendances soulèvent des préoccupations quant à la morbidité, la mortalité, et le nombre d’années de vie perdues pour cause de blessure et  maladies nécessitant un traitement chirurgical (y compris obstétrique).

Au Rwanda, pays avec seulement 0,1 chirurgiens généralistes pour 100 000 habitants (contre avec 6,4 pour 100 000 aux Etats-Unis), Les décideurs politiques et sanitaires ont reconnu le manque à gagner sur le plan socioéconomique causé par un tel déficit et se sont engagés à relever ces défis. Ainsi, un partenariat a été créé entre la Faculté de médecine de l’Université nationale du Rwanda et le Centre universitaire de santé McGill, au Canada.

Grâce à ce partenariat, un programme a été développé. Les modules de formation couvrent des sujets pertinents de la chirurgie générale locale. Un chirurgien canadien, participe en temps qu’éducateur, animateur, et facilitateur. La plupart des activités sont mises en œuvre et encadrées par les responsables locaux. Il en ressort que :

–                   Les partenariats à long terme axés sur la formation des médecins locaux, augmentent non seulement la capacité chirurgicale, mais aussi leur durabilité.

–                   Pour l’application de la productivité des programmes, il existe plusieurs principes importants: la motivation locale et la responsabilisation, l’établissement de solides partenariats, la compréhension de l’environnement local, l’élaboration de programmes fondés sur les besoins locaux et non sur les modèles occidentaux, l’évaluation du programme au début, et une participation importante des partenaires locaux pour le programme de développement.

–                   Les programmes d’avenir devraient créer un système harmonisé, coordonné
approche globale avec des programmes durables d’éducation  qui englobent les approches pluridisciplinaires dans différents spécialités telles que la chirurgie, l’anesthésie, l’obstétrique et les sciences infirmières.

Pour des d’informations supplémentaires sur le sujet, consulter cet article publié dans PLoS en 2009.
http://bit.ly/vtlIL9

 

Ont contribué à l’édition de cette Newsletter : Laure Drusille Fotso Mafogue, Bouchra Assarag, et Mohamed Ali Ag Ahmed.

 

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N’hésitez à envoyer cette lettre d’informations aux collègues et amis.
Sincères salutations,

L’Equipe éditoriale

Isidore Sieleunou, Basile Keugoung, David Hercot, Kristof Decoster, Josefien Van Olmen, & Wim Van Damme

 

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