Editorial de la lettre IHP 125 en français.

Le sommet de l’ONU sur les maladies non transmissibles (MNT) se tiendra les 19 et 20 septembre 2011 à New York (Etats-Unis). La communauté scientifique se mobilise pour proposer des thèmes à discuter et des résultats attendus de cet important Sommet.
Si les maladies infectieuses occupent encore une place prépondérante dans la hiérarchie des problèmes de santé de cette partie du monde, les maladies non transmissibles connaissent une recrudescence. Ceci est dû à la sédentarisation liée à la forte urbanisation, la transition épidémiologique et les changements des modes de vie,  et enfin l’augmentation des moyens diagnostiques.
En Afrique, l’un des problèmes majeurs qui freine la bonne prise en charge de ces affections est la faible capacité technique des structures. Si le diagnostic peut être posé dans des structures hospitalières des grandes villes, tel n’est pas le cas dans les zones rurales et semi-urbaines. Les malades sont donc référés vers les hôpitaux des grandes villes. Malheureusement, de nombreuses barrières (financières, géographiques) limitent l’accès des patients à ces centres spécialisés. C’est ainsi que même si le taux des MNT est plus faible en Afrique par comparaison aux pays développés, elles y engendrent par contre plus de complications et de décès.
L’Afrique devrait par conséquent mettre un accent particulier sur le renforcement du système de santé pour assurer le contrôle des maladies infectieuses et faire face à la résurgence des MNT. Le district de santé, système adopté par la majorité des pays devrait être capacité pour répondre aux besoins des populations. Mais, cela passe aussi par une revue de la carte sanitaire. Ainsi, les microdistricts seraient fusionnés pour créer une entité suffisante pour utiliser la capacité technique qui sera mise en place.
L’Afrique plaiderait pendant le Sommet pour l’amélioration de la capacité technique des districts de santé réorganisés. Notamment, le renforcement de ces districts en personnel qualifié, la dotation en intrants (équipements, médicaments et consommables médicaux) et la mise en place des mécanismes d’accès des patients aux soins.

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