Par David Wendt
Traduction par George Ngufor Fotoh de l’article original Evaluation, Evaluation Everywhere: IOM Progress on Evaluating the Impact of PEPFAR paru sur le site du Center for Global Development

A travers les gros titres des journaux, PEPFAR est largement perçu comme le programme d’assistance étrangère le plus réussit des Etats Unis. Sans faille, toutes mentions du succès de PEPFAR se réfèrent à l’unique mesure : Actuellement PEPFAR appuie 2.4 million de personnes sous traitement à ARV.

Curieusement, ces larges perceptions de succès existent malgré le fait, ou peut-être parce qu’il n’y a jamais eu une évaluation systématique de l’impact de PEPFAR. Cependant cela est en cour de changement.

Lors de la ré-autorisation du PEPFAR de 2008 l’Institut de Médecine des Etats Unis (IOM) a reçu mandat pour évaluer l’impact de PEPFAR. Il s’agit d’une tache monumentale. PEPFAR aura dépensé environ US$ 60 milliards pendant 10 ans, à travers de multiples agences gouvernementales des Etat Unis et des centaines d’organisations en partenariat et à travers des dizaines de pays et également plusieurs domaines de programmes. L’Institut de Médicine a été chargé de discerner dans quelle mesure cette initiative immense a changé le monde.

L’approche IOM a deux phases. En novembre 2009 elle a initié un comité de planification, constitué de 20 membres avec une large variété d’expertises, qui est actuellement entrain d’élaborer un plan d’évaluation. Après cela un comité d’évaluation sera constitué avec chevauchement d’appartenance à partir du comité de planification et instruit à produire un rapport d’évaluation d’impact vers fin 2012.

A ce jour le comité de planification s’est réuni trois fois (sur les cinq prévues) : une réunion en novembre à Washington, une réunion en décembre à Genève, et plus récemment une réunion encore la semaine passée à Washington. Jeudi passé j’ai assisté à la séance de rassemblement pour l’information du public, qui constituait la deuxième journée des trois jours de réunion, celle-ci étant ouvert au public. Au cours de cette réunion le comité de planification a reçu des présentations faites par les personnels chargés du suivi – évaluation (S&E) à différents niveaux de PEPFAR, y compris : le personnel du département de l’information stratégique au quartier général de l’OGAC, les responsables du S&E au CDC et à l’USAID, des directeurs de programmes et des bénéficiaires de financement basés dans les pays en développement. Curieusement les six heures de présentations ont retenu mon attention de façon continue. J’ai été frappé par le fait que ce processus, peut-être plus que le rapport final, offre de grandes occasions pour l’apprentissage et le renforcement de la compréhension de ce que représente le PEPFAR et combien il a été performant. J’ai été frappé aussi par le fait que la salle était à moitié vide malgré l’ouverture au public.

Il y a eu littéralement des centaines, voir des milliers d’études d’évaluation des programmes PEPFAR. Bien que toutes ces études n’aient pas étudié l’impact, elles indiquent un environnement potentiellement riche en données et analyses de programme. A la réunion du comité j’ai été déçu d’apprendre que OGAC ne reçoit et ne suit pas toutes ces évaluations, et ne reçoit que des données générales agrégées pour leur propre analyse sur lesquelles fonder les décisions.

Considérant l’importance et l’opportunité critique de cette activité, j’espère que nous commençons à voir davantage d’engagement autour de ce processus. Peut-être pourrait-on accomplir davantage si les comités partageaient leurs produits intermédiaires pendant qu’ils prennent le stock du programme PEPFAR dans son intégralité et d’essayer d’imaginer comment évaluer son impact. Par exemple il serait inestimable si le comité pourrait mener et publier une revue synthétique systématique des études d’évaluation déjà menées sur les programmes et projets PEPFAR. Une telle revue serait bénéfique au comité pendant qu’il planifie l’évaluation et à toute personne intéressée par l’efficacité des programmes PEPFAR. Il pourrait aider :

  • A fournir une image claire sur les programmes PEPFAR qui ont, ou qui n’ont pas été évalués et aussi sur la méthode d’évaluation des programmes ;
  • A fournir une carte sur ce que l’on a déjà appris au sujet de l’impact, même si les résultats disponibles sont à échelle limitée ; et
  • A identifier les lacunes et les opportunités pour évaluer le PEPFAR à plus grande échelle.

Traduction par George Ngufor Fotoh

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