Bonjour Chers Lecteurs,

Même si les Objectifs du Millénaire pour le Développement n’ont pas été atteints par la plupart des pays d’Afrique sub-saharienne, l’année 2015 finit sur une note d’espoir. En effet, le 29 décembre 2015, la Guinée a complété ses 42 jours sans cas de maladie à virus Ebola (MVE). L’OMS a donc déclaré la fin de l’épidémie de MVE en Guinée. De même, au Libéria, les 3 derniers cas de MVE ont été notifiés dans la semaine du 22 novembre. Pour rappel, la Guinée a notifié 3804 cas de MVE avec 2536 décès, le Libéria 10675 cas et 4809 décès alors que la Sierra Leone a eu 14122 cas et 3955 décès. Ces deux pays peuvent donc se tourner résolument vers la reconstruction de leurs systèmes de santé pour que pareille situation ne se répète plus.

La CoP PSS a organisé un atelier régional sur le SIS. Nous partagerons dans les prochains jours et semaines les différents rapports.

Cette semaine, nous faisons le point de la MVE, ensuite nous présentons la liste de l’OMS des maladies susceptibles d’engendrer des épidémies de grande ampleur et enfin nous reprenons un article sur la prise en charge de la déshydratation de l’enfant de moins de 5 ans au niveau du district.

Excellente fin d’année 2015 et Heureuse année 2016 !

Basile Keugoung, MD, MPH, PhD

Notre message : Les leçons de l’atelier de Cotonou dans les prochains jours

Du 16 au 18 décembre 2015, la CoP PSS a organisé un atelier régional intitulé « Du système d’information sanitaire à l’intelligence collective : recentrer le district sur la population grace aux TICs». Pendant trois jours, les experts issus de divers secteurs (public, privé à but non lucratif et privé à but lucratif), de différents niveaux (district, régional, central 2015-12-16 13.07.32et international) et de compétences variées se sont retrouvés pour partager leurs expériences et des savoirs.

Il y avait un peu de tout. Les solutions technologiques pour une prise en charge individuelle des patients, pour la genèse des données au niveau d’un centre de santé, pour le traitement des données nationales.

Les semaines qui viennent seront riches. Au-delà de la rédaction du rapport global de l’atelier, nous comptons publier ces riches expériences pour que tous les membres de la CoP s’imprègnent des avancées notables d’utilisation des TICs en santé. Nous mettrons les rapports et les présentations en ligne. Certains participants ont exprimé le vœu de rédiger des blogs qui décrivent davantage leurs expériences. N’hésitez pas aussi à faire autant. Nous vous accompagnerons dans ce processus de rédaction. Vos contributions aideront à transformer les systèmes d’information sanitaire orientés vers la collecte, le traitement et la transmission des données en des processus de production de l’intelligence collective, indispensables pour avoir des systèmes locaux de santé apprenants.

Ebola

1.     OMS- Epidémie d’Ebola : Mise à jour

http://apps.who.int/ebola/current-situation/ebola-situation-report-30-december-2015

Pas de cas de maladie à virus Ebola en Guinée depuis le 1er Novembre 2015. L’OMS a déclaré la fin de l’épidémie le 29 décembre 2015 suite aux 42 jours de période sans notification de cas observés en Guinée. Le pays entre alors dans une phase de surveillance renforcée de 90 jours qui se terminera le 5 février 2016. Les tests continuent d’être réalisés chez des personnes suspectes et surtout dans des cas de décès communautaires tant au Liberia qu’en Guinée. Chaque pays a au moins une équipe de réponse rapide avec une capacité renforcée de réponse tant au niveau central que périphérique.

Prise en charge de la déshydratation

2.     Développement et Santé- Prévention et prise en charge de la déshydratation aigue chez les enfants de moins de 5 ans : directives au niveau district

Guefack F & Dongmo R

http://devsante.org/base-documentaire/pediatrie/prevention-et-prise-en-charge-de-la-deshydratation-aigue-chez-les-enfant

Plus de 4 décennies après la révolution de la prise en charge de la déshydratation par la solution de réhydratation orale (SRO), la diarrhée continue de faire beaucoup de décès dans les populations les plus vulnérables. Son incidence est de l’ordre de 1 à 3 nouveaux épisodes annuels dont 99 % chez les enfants vivant dans les pays en développement. A ce titre, la diarrhée figure encore parmi les principales causes de mortalité infanto-juvénile. La diarrhée aiguë a pour conséquence immédiate la déshydratation qui peut menacer le pronostic vital. Elle altère par ailleurs l’état nutritionnel de l’enfant par  une perte en macro et micronutriments.  Les facteurs favorisants découlent de la susceptibilité élevée des jeunes enfants aux entéropathogènes. Certains facteurs sont propres à l’hôte, notamment le jeune âge et la malnutrition. Nous aborderons quelques aspects étiologiques fréquents, les manifestations cliniques, le diagnostic ainsi que la prise en charge de la diarrhée au vu des recommandations internationales et du statut nutritionnel de l’enfant.

Gestion des épidémies

3.     OMS : L’OMS publie la liste des principales maladies pouvant engendrer des épidémies majeures

Titre original : WHO publishes list of top emerging diseases likely to cause major epidemics

http://www.who.int/medicines/ebola-treatment/WHO-list-of-top-emerging-diseases/en/?utm_source=&utm_medium=&utm_campaign#

Christopher Black

Un Panel de scientifiques et d’experts de santé publique s’est réuni à Genève en décembre sous l’égide de l’OMS pour identifier les principales maladies pouvant causer des épidémies sévères et pour lesquelles peu de mesures médicales existent pour faire face. Ces maladies vont servir de base sur la recherche sur la préparation pour aider au contrôle d’épidémies potentielles dans le futur. Ces maladies sont : fièvre hémorragique de Crimée-Congo, Maladie à virus Ebola et maladie à virus de Marburg, fièvre de Lassa, les maladies à coronavirus responsables du Syndrome respiratoire du Moyen-Orient et du Syndrome respiratoire aigu sévère, les infections à virus Nipah et la fièvre de la Vallée du Rift. Il s’agit aussi de promouvoir la recherché pour développer des outils diagnostiques de qualité et des mesures de contrôle et de prise en charge.

Trois autres maladies ont été classées comme sérieuses. Il s’agit de chikungunya, de la fièvre sévère avec syndrome de thrombocytopénie et de la Maladie de Zika. D’autres maladies telles que le VIH/sida, la tuberculose ou le paludisme n’ont pas été incluses à la liste parce qu’elles disposent déjà des mesures potentiellement efficaces de contrôle.

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