Bonjour à tous,

Les Communautés de Pratiques (CoP) se présentent aujourd’hui comme un outil incontournable des systèmes de santé. L’organisation pyramidale et hiérarchique souvent décrite dans nos systèmes de santé en Afrique sub-saharienne n’a pas permis d’atteindre la performance. Elle est plutôt source de goulots d’étranglements et d’inefficience. Le nouveau modèle que proposent les CoPs appelle à plus d’innovation, de liberté et d’imagination par chaque acteur. Nous pensons que c’est le futur des systèmes de santé. Apprendre, former et se former, et partager son expérience en étant actif à son poste de travail. Tel est l’essence des CoPs.

Fin septembre, l’équipe de facilitation des Communautés de Pratiques (CoPs) avait lancé un appel à la réflexion sur le rôle éventuel des CoPs dans la lutte contre la Maladie à Virus Ebola (MVE). Le Dr Nimer Ortuño Gutiérrez, présent en Guinée pour l’ONG belge Action Damien avait rapidement réagi. Dans l’éditorial de cette semaine, il présente ce qui s’est passé depuis et le projet qui sera prochainement lancé.

Chaque acteur du système de santé devrait aussi s’inspiré de cette expérience et s’engager résolument au sein d’une CoP. La CoP Prestation des Services de Santé s’occupe de l’offre de soins. Pour s’inscrire en quelques secondes, voici le lien : http://bit.ly/forum-cop-hsd. Nous vous invitons également à partager ce lien auprès des collègues et autres acteurs travaillant dans le domaine de la santé.

Bonne semaine

Basile Keugoung, MD, MPH, PhD

Editorial: Communauté de Pratiques et la réinvention du système de santé en Guinée: récit de mon expérience personnelle

Par Dr Nimer Ortuño Gutiérrez
Lire ici

Politiques Internationales de Santé

1. Presses Universitaires du Septentrion- La santé, bien public mondial ou bien marchand ? Réflexions à partir des expériences africaines

Bruno Boidin

http://developpementdurable.revues.org/10848
http://regulation.revues.org/10844

Pourquoi la santé régulièrement qualifiée de bien public mondial, demeure-t-elle un domaine où les inégalités internationales sont si profondes ? Le titre de l’ouvrage constitue en soi une réponse à cette interrogation : « La santé, bien public mondial ou bien marchand ? Réflexions à partir des expériences africaines ». Bruno Boidin développe une argumentation en trois temps : examen critique de la notion de santé comme bien public mondial, défaillances institutionnelles de sa mise en œuvre en Afrique subsaharienne, perspectives offertes par les approches coopératives.

Cet essai s’adresse aux spécialistes de la santé et du développement mais aussi aux acteurs de terrain, ONG et professionnels de santé, ainsi qu’aux usagers, citoyens du monde, acteurs de leur avenir. Il constituera un passage obligé pour toute recherche ultérieure relative à la santé dans les pays en développement… comme dans les pays développés : après la lecture de cet essai on ne peut manquer de s’interroger sur la spécificité ou l’universalité de la régulation des systèmes de santé.

2. Colloque annuel de l’IMT à Rabat au Maroc

http://us2.campaign-archive1.com/?u=65cec900d3e9a66f23fd757f5&id=2c06265eae&e=23c782b508

La 57e édition du Colloque de l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers, Belgique (IMT) sera organisée cette année hors d’Anvers. Ce sera à l’Ecole Nationale de Santé Publique (ENSP) de Rabat, Maroc. La conférence portera sur le thème de la santé maternelle et néonatale dans les pays à faible et moyen revenu et se tiendra du 24-27 novembre 2015. Cette conférence se tient dans un contexte où les Objectifs du Millénaire pour le Développement relatifs à la réduction de ¾ de la mortalité maternelle et infantile ne seront pas atteints. Trois domaines ont été retenus pour la conférence :

  • L’accouchement respectable
  • La morbidité maternelle et ses conséquences sur la santé du nouveau-né et de la mère
  • La surveillance de la mortalité maternelle.

L’appel pour la soumission des contributions ouvert depuis le 6 avril sera clôturé le 31 mai 2015.

Vous n’avez plus beaucoup de temps. Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Dr Bettina Utz ([email protected]) ou Dr Asmae KHATTABI  ([email protected]).

3. OMS- Les leaders africains de santé publique s’unissent pour éliminer les décès évitables et améliorer la santé des femmes, des enfants et des adolescents d’ici 2030

Titre original : African Public Health Leaders Unite to End Preventable Deaths and Improve Health of Women, Children and Adolescents by 2030

http://www.afro.who.int/fr/centre-des-medias/communiques-de-presse/item/7649-african-public-health-leaders-unite-to-end-preventable-deaths-and-improve-health-of-women-children-and-adolescents-by-2030/7649-african-public-health-leaders-unite-to-end-preventable-deaths-and-improve-health-of-women-children-and-adolescents-by-2030.html

A Johannesburg, une centaine de leaders africains et d’experts de santé publique se sont réunis pour identifier les interventions nécessaires pour accélérer les progrès pour sauver les vies des femmes, des enfants et des adolescents. Cette consultation permettra d’élaborer une feuille de route qui sera lancée en septembre lors de l’adoption des Objectifs Durables de Développement. Cette feuille de route sera basée sur la Stratégie Globale pour la santé maternelle et infantile lancée en 2010 par l’ONU. Des progrès ont été réalisés  et en 2013, le nombre d’enfants décédés a réduit 6,4 millions par rapport à l’année 1990 tandis que les décès maternels ont réduit de moitié. Toutefois, les problèmes restent cruciaux. En effet, en 2013, 17000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour dans le monde. De plus, 225 millions de femmes n’ont pas accès aux méthodes modernes de contraception et 33 femmes meurent de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement, dont plus de la moitié en Afrique sub-saharienne. Pour atteindre les objectifs d’ici 2030, 5,24 US$/habitant/an sont nécessaires.

La nouvelle  stratégie va adresser les barrières sociétales et structurelles telles que l’éducation ou la nutrition, la question de la résilience des systèmes de santé, de l’amélioration de la qualité des services et l’atteinte de la couverture sanitaire universelle ont été discutée.
Par rapport à l’agenda, le Secrétaire général de l’ONU va tenir une réunion de haut niveau le 14 mai pour mobiliser les engagements et le leadership des pays autour de la nouvelle stratégie. Cette stratégie sera également discutée lors l’Assemblée Mondiale de la Santé et sera officiellement lancée en septembre 2015 en même temps que les Objectifs de Développement Durable.
Le Partenariat pour la santé maternelle, néonatale et infantile réunit 680 organisations : les pays, les organisations multilatérales, les ONG, le secteur privé, les associations professionnelles, les institutions de recherche et de formation, et enfin les bailleurs privés et les fondations

Système d’information sanitaire

4. OMS- Un engagement pour améliorer l’information sanitaire mondiale

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/health-metrics-evaluation/fr/

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Institute of Health Metrics and Evaluation (IHME) ont signé le 6 mai 2015 un mémorandum d’accord définissant les domaines dans lesquels ils vont collaborer pour améliorer la qualité et l’utilisation des estimations sanitaires mondiales, afin de mesurer les problèmes de santé dans le monde.

L’OMS se félicite de cet accord visant à accroître la transparence, l’accessibilité et la cohérence des estimations sanitaires pour aider les responsables politiques à prendre des décisions bien informées sur les priorités à donner aux programmes de santé publique et sur les travaux de recherche à entreprendre.

Mais actuellement, on dispose rarement de données sanitaires complètes pour toutes les populations et toutes les années. Même lorsqu’elles existent, elles ne sont pas toujours directement comparables d’une année à l’autre parce qu’elles proviennent de sources diverses, comme des projets de recherche, des enquêtes sur les ménages ou des dossiers des hôpitaux, et les résultats peuvent varier sensiblement.

Lorsqu’il y a des lacunes ou une absence totale de données, on a recours à des modèles statistiques pour faire des estimations qui aboutissent souvent à des résultats très différents. À cet égard, la collaboration entre l’OMS, d’autres institutions des Nations Unies et des instituts universitaires comme l’IHME est essentielle pour améliorer les estimations sanitaires mondiales.

En s’engageant à renforcer la transparence sur la source des données et les méthodes utilisées pour calculer les estimations sanitaires mondiales, l’OMS et l’IHME cherchent à améliorer l’exactitude et l’utilité des informations sanitaires, afin d’aider les pays à orienter les ressources là où elles sont le plus nécessaires.

Dans le cadre de cette collaboration, l’OMS et l’IHME travaillent aussi avec des universités, des éditeurs de journaux spécialisés et d’autres partenaires pour élaborer des lignes directrices sur les bonnes pratiques en matière de communication des estimations sanitaires mondiales.

Ces lignes directrices visent à s’assurer que les estimations sanitaires publiées soient effectivement utiles aux deux principales audiences ciblées, les responsables politiques et les chercheurs.

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