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Cette semaine, Maymouna Ba dans l’éditorial revient sur la réunion des facilitateurs des CoPs de Harmonization for Health in Africa (HHA) qui s’est tenue à Rabat (Maroc) les 12 et 13 décembre 2014. Les CoPs se positionnent aujourd’hui comme des organisations innovatrices de gestion de connaissance et de partage d’expériences. Elles s’inscrivent dans un nouveau paradigme de gestion décentralisé et horizontal des connaissances.

Nous partageons ensuite d’intéressants articles sur la problématique des médicaments, la revue 2014 des CoPs HHA, la revue 2014 de la santé dans le monde par l’OMS où vous trouverez l’essentiel des rapports qui ont été produits par l’OMS et enfin une étude sur le financement basé sur la performance au Burundi.

Bonne lecture

Basile Keugoung

Edito – Les Communautés de Pratiques de « Harmonization for Health in Africa » (HHA), des smart organisations ?

Par Maymouna BA, Socioanthropologue, CREPOS,  Dakar-Sénégal

Lire ici

Politique et Financement de la santé

1. BMC International Health & Human Rights – L’application de licences obligatoires peut-elle se réconcilier la tarification échelonnée pour les médicaments du fait du droit à la santé ?

Titre original: Could international compulsory licensing reconcile tiered pricing of pharmaceuticals with the right to health?

Gorik Ooms et al.; http://www.biomedcentral.com/1472-698X/14/37/abstract

Les responsables du Fonds mondial et l’Alliance GAVI ont récemment promu l’idée d’un cadre international de tarification échelonnée pour les médicaments, en dépit des objections des groupes de la société civile qui craignent que cela réduirait la liberté de concurrence entre les médicaments sous licences et  les génériques. Cet article explore dans mesure un cadre de tarification échelonnée internationale et la présente  liberté de protection des médicaments par des licences obligatoires peuvent être conciliés, en utilisant la perspective du droit à la santé tel que défini dans le droit international des droits humains.Nous explorons la faisabilité pratique d’une tarification différenciée internationale et un cadre de licences obligatoires régi par l’Organisation mondiale de la Santé. Nous utilisons deux critères simples pour comparer l’accessibilité financière relative des médicaments pour les gouvernements – revenu moyen et fardeau de la maladie – pour illustrer comment la pratique volontaire de tarification échelonnée ne parvient pas à rendre les médicaments assez abordables pour les pays à revenu faible et moyen ( si on la compare à la charge financière des mêmes médicaments pour les pays à revenu élevé ), et quand et où l’application des licences internationales obligatoires devraient être mises en œuvre afin de permettre aux gouvernements de se conformer à leurs obligations de réaliser le droit à la santé .Une tarification échelonnée  internationale et le la mise en œuvre obligatoire de licences sur la base de revenu moyen et le fardeau de la maladie pourraient apaiser les tensions entre de l’obligation des gouvernements sur la base des droits de l’homme de fournir des médicaments et l’obligation des gouvernements de se conformer à l’Accord sur les des droits de propriété intellectuelle liés au commerce.

2. Financement de la santé en Afrique – Communautés de Pratiques : revue de l’année 2014

Equipe de facilitation des CoP;

http://www.healthfinancingafrica.org/Home/Communautes-de-pratique-UN-bilan-pour-2014

L’année 2014 touche à sa fin. Pour tirer les leçons des douze derniers mois d’activité et préparer le futur, les facilitateurs des communautés de pratique (CoPs) affiliées au mécanisme Harmonization for Health in Africa (HHA)  se sont réunis deux jours à l’Ecole Nationale de Santé Publique de Rabat. Dans ce billet, nous dressons  le bilan de l’année écoulée.

OMS-Revue 2014

3. OMS – La santé dans le monde: retour sur l’année 2014

http://www.who.int/features/2014/year_review/jan-apr/en/

L’OMS fait ici un résumé de l’année 2014. En 2014, l’actualité de la santé dans le monde a été dominée par la flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest et les urgences humanitaires dans de nombreux autres pays. Cette année a également enregistré quelques succès majeurs et une meilleure compréhension d’un certain nombre de menaces touchant à la santé publique. En 2014, l’OMS a également publié un certain nombre de rapports sur des questions de santé cruciales et apportant de nouveaux conseils pour aider les pays à améliorer la santé de leurs populations.

Ce cite est une base importante de données et comporte une vingtaine de rapports publiés par l’OMS notamment sur la vaccination, la maladie à virus Ebola, la Nouvelle initiative pour lutter contre l’obésité, la résistance aux antibiotiques, ou la prévention du paludisme.

Nous vous recommandons vivement de visiter ce site.

Recherche

4. Health Policy & Planning – le financement base sur la performance dans un contexte de gratuité sélective des soins: une évaluation de ses effets sur l’utilisation des soins de santé primaires au Burundi à  travers les données de routine

Titre original- Performance-based financing in the context of selective free health-care: an evaluation of its effects on the use of primary health-care services in Burundi using routine data

Jean-Benoit Falisse et al; http://heapol.oxfordjournals.org/content/early/2014/12/19/heapol.czu132.full.pdf?keytype=ref&ijkey=YxuFZG6c5vPmJYS

Le Financement basé sur la performance (PBF) est associée à une augmentation du nombre de vaccination antitétanique des femmes enceintes (environ 20 points de pourcentage dans la population cible, P < 0,10). Les effets non – robustes positifs sont également trouvés sur les accouchements  institutionnels et les consultations prénatales. Les changements dans les consultations externes, les  visites postnatales et les vaccinations enfants ne sont pas significativement corrélés avec le PBF. Il est également constaté que plus d’infirmières qualifiées étaient recrutées dans  des provinces qui mettent en œuvre le PBF. La qualité limitée des données et la taille limitée de l’échantillon doivent être prises en compte lors de l’interprétation de ces résultats. Les données venant des provinces soutenues par le PBF montrent que la plupart des indicateurs surtout celles relatives aux soins préventifs augmentent de plus en plus à travers le temps.

L’ensemble de données ne comprend pas d’indicateurs de la qualité des soins et ne permet pas d’évaluer si les changements associés à PBF sont axés sur les ressources ou découlent du mécanisme d’incitation lui-même. Les résultats sont en grande partie conformes aux autres effets montrés par des évaluations menées au Burundi et au Rwanda. Le fait que PBF soit principalement associé à des changements positifs dans l’utilisation des services gratuits suggère un effet d’interaction importante entre les deux stratégies. Une explication possible est que la suppression des frais d’utilisation augmente l’accessibilité aux soins de santé et agit sur le côté de la demande et le PBF donne au personnel médical des incitations pour améliorer la prestation de services. La recherche empirique est nécessaire pour comprendre la durabilité du mécanisme d’incitation du PBF et l’interaction entre PBF et d’autres politiques de santé.

Au Burundi, la mise en œuvre du PBF est associée à une augmentation de l’utilisation de certains services de soins de santé maternelle et infantile. Le PBF n’a pas d’incidence visible sur l’utilisation d’autres services.

On soupçonne qu’une partie substantielle de la corrélation positive entre le PBF et l’utilisation des soins maternels et infantiles est due à l’interaction entre PBF et la suppression des frais d’utilisation pour les femmes enceintes et enfants de moins de 5 ans. Le PBF agirait sur l’amélioration de l’offre de soins tandis que la gratuité des de soins de santé sans conduit à une augmentation de la demande.

Il reste compliqué d’identifier ce qui a réellement conduit à l’impact positif sur l’utilisation des soins de santé maternelle et infantile, en particulier, le rôle exact des mécanismes d’incitation PBF ne pouvait pas être localisé . Plus de recherche est nécessaire, et devrait être conçu avant que les projets sont mis en œuvre.

 

 

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