Chers tous,

L’hôpital de district joue un rôle clé dans le système de santé de district. Lors de la Conference de Dakar sur le district de santé, la problématique de l’hôpital de district était peu abordée. Les participants avaient souligné la nécessité d’approfondir les connaissances et de partager plus d’expériences sur le sujet. En effet, si le centre de santé peut fournir des soins de santé essentiels, l’hôpital doit offrir des soins plus spécialisés et prendre en charge des cas graves.

Cette semaine, nous avons fait appel à Eric de Roodenbeke qui a une longue expérience dans l’organisation des hôpitaux et qui est aujourd’hui directeur de la Fédération Internationale des Hôpitaux. Nous avons adopté le modèle interview pour aborder les défis  actuels pour l’hôpital de district.

Nous savons qu’un grand nombre d’entre vous êtes (ou ont été) médecins chefs de district ou directeurs d’hôpitaux.

Nous serons heureux de partager votre expérience de gestion des hôpitaux en Afrique sub-saharienne. N’hésitez pas à envoyer vos commentaires et réactions à l’adresse email suivante : cop-hsd-pss@hhacops.org.

Bonne Lecture

Dr Basile Keugoung

 

Editorial- Défis et perspectives de l’hôpital de district en Afrique sub-saharienne: le point de vue de Eric de Roodenbeke

Eric de Roodenbeke, PhD

Chief Executive Officer

International Hospital Federation

www.ihf-fih.org

Lire ici

 

Polio

1. OMS- Déclaration de l’OMS suite à la réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international concernant la propagation internationale du poliovirus sauvage

http://www.who.int/mediacentre/news/statements/2014/polio-20140505/fr/

Le Comité a estimé que la propagation internationale de la poliomyélite à ce jour en 2014 constituait un « événement extraordinaire » et un risque de santé publique pour les autres États, et qu’une action internationale coordonnée s’imposait. La situation actuelle contraste clairement avec celle qui a prévalu de janvier 2012 à avril 2013 (fin de la saison de faible transmission de la maladie (janvier à avril)), au cours de laquelle la propagation internationale du poliovirus sauvage avait pratiquement cessé. Non maîtrisée, cette situation pourrait entraîner un échec de l’éradication mondiale de l’une des plus graves maladies à prévention vaccinale. Le Comité a estimé à l’unanimité que les conditions de la déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale étaient réunies.

 

États d’où le poliovirus sauvage est actuellement exporté

Le Pakistan, le Cameroun et la République arabe syrienne sont ceux qui présentent les risques les plus élevés de poursuite des exportations de poliovirus sauvage en 2014. Ces États devraient :

  • déclarer officiellement, si ce n’est pas encore fait, au niveau du chef de l’État ou de gouvernement, que l’interruption de la transmission du poliovirus est désormais une urgence de santé publique au niveau national;
  • veiller à ce que toutes les personnes résidant ou effectuant un séjour de longue durée sur leur territoire (de plus de 4 semaines) reçoivent une dose supplémentaire de vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) ou de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) dans un délai de 4 semaines à 12 mois avant un voyage international;
  • veiller à ce que les personnes qui entreprennent un voyage urgent (dans un délai inférieur à 4 semaines et qui n’ont pas été vaccinées par le VPO ou le VPI au cours des 4 semaines ou des 12 mois précédents, reçoivent au moins une dose avant leur départ car celle-ci aura tout de même un effet bénéfique, en particulier pour les personnes qui voyagent souvent;
  • veiller à ce que les voyageurs se voient remettre un certificat international de vaccination ou certificat attestant l’administration d’une prophylaxie sur le formulaire visé à l’annexe 6 du Règlement sanitaire international (2005), sur lequel la vaccination antipoliomyélitique sera consignée et qui servira de preuve de vaccination;
  • maintenir ces mesures tant que les critères suivants ne seront pas remplis: i) un délai d’au moins 6 mois se soit écoulé sans nouvelles exportations, et ii) des éléments attestent la pleine application d’activités de surveillance de qualité dans toutes les zones infectées et à haut risque, faute de quoi ces mesures devraient être maintenues jusqu’à ce qu’au moins 12 mois se soient écoulés sans nouvelles exportations.

Une fois qu’un État remplit les critères nécessaires pour qu’il puisse être estimé ne plus exporter le poliovirus sauvage, il devrait continuer à être considéré comme un État infecté tant qu’il ne remplit pas les critères nécessaires pour être retiré de cette catégorie.

Lire également cet aticle que nous avons publié sur la nécessité des approches innovatrices pour éradiquer la polio : http://www.scirp.org/journal/

 

2. OMS- Statistiques sanitaires mondiales 2014: des gains dans l’espérance de vie

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/world-health-statistics-2014/en/  

Les populations vivent plus longtemps avec des espérances de vie de 73 ans et 68 ans pour les filles et les garçons respectivement soit un gain de 6 ans par rapport au niveau de 1990.

Les pays qui ont fait le plus de progrès sont le Libéria (de 42 à 62 ans), l’Ethiopie (de 45 à 64 ans), les Maldives (de 58 à 77 ans), la Cambodge (de 54 à 72 ans), le Timor (de 50 à 66 ans) et le Rwanda (de 48 à 65 ans).

On note une différence entre les pays riches et pauvres. Les gains dans les pays riches sont le résultat de la prise en charge des maladies non transmissibles. Le Japon a la plus forte espérance de vie chez les femmes soit 87 ans, suivi de l’Espagne, de la Suisse et de Singapour

L’espérance de vie est inférieure à 55 ans dans 9 pays d’Afrique sub-saharienne : Angola, Cote d’Ivoire, Congo (RDC), Lesotho, Mozambique, Nigéria, République Centrafricaine, Sierra Leone, et Tchad.

 

Recherche

3. Health Policy & Planning – Comprendre les interactions dynamiques qui influencent la performance des centres de santé: une étude de cas multiples du système de santé

Titre original: Understanding the dynamic interactions driving Zambian health centre performance: a case-based health systems analysis

Stephanie M Topp et al.;

http://heapol.oxfordjournals.org/content/early/2014/05/14/heapol.czu029.short?rss=1

Malgré le rôle central que des centres de santé dans l’amélioration des indicateurs de santé des pays à faible et moyen revenu, leur performance reste faible et eu d’études expliquent pourquoi et comment cette situation.

Cette étude vise à tester la pertinence d’un modèle conceptuel pour comprendre les mécanismes et les processus causaux qui influencent la performance des centres de santé.

Une approche basée sur la théorie a été adoptée. Quatre centres en Zambie ont été sélectionnés de façon raisonnée et les interviews ont été réalisées chez le personnel (60) et les patients (180), l’observation directe dans les formations sanitaires (2 semaines par semaine), et les interviews en profondeur (14). Les données ont été analysées pour comprendre comment la performance était influencée par des dynamiques de ‘software’ et ‘hardware’.

Résultats

Les contraintes structurelles telles que l’insuffisance des ressources créent des défis pour les services de santé où la surcharge de travail et les ruptures de stock étaient fréquentes. La frustration du personnel liée à ces conditions conduit à une insatisfaction, les salaires bas réduisent les valeurs et servent de catalyseurs à divers formes d’absentéisme. Ces comportements exacerbent le nombre de patients par professionnel de santé et augmentent les erreurs médicales et administratives. La faiblesse du système d’information sanitaire et l’absence des données sur la performance réduisent la réponse des professionnels de santé aux patients et à leur emploi. En plus l’absence de sanction réduit la capacité des superviseurs à rendre redevables ces professionnels pour leur transgressions. La faible réponse aux différents problèmes contribue à une culture d’impunité qui masque la faible performance des centres de santé.

La performance des centres de santé est influencée par des mécanismes de redevabilité qui à leur tour façonnent les interactions dynamiques entre le ‘software et le hardware’.

 

 

 

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