Dakar a été une excellente occasion de partage d’expériences et de savoirs. Tout bien sûr n’a pas été parfait. On pourrait déplorer le fait que certains thèmes n’ont pas été abordés tel que les ressources humaines. Dans cet éditorial, nous dévoilons notre stratégie de diffusion et de partage des travaux de la Conférence. Cette stratégie repose en effet sur vous, sur chaque membre qui doit devenir un relais de la Communauté de Pratiques. Peut-être nous pouvons oser. Que chaque membre actuel inscrive ou motive 5 nouveaux membres à s’inscrire. Nous aurons certainement un effet multiplicateur. Et nous pourrions alors commencer à souhaiter une bonne fin d’année 2013 à chacun et à tous !!!

Pour l’Equipe Editoriale

Basile Keugoung

Editorial – Partager les leçons de la Conférence : stratégie

Par Basile Keugoung

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Conférence de Dakar Hararé+25

1. NTIC : quelle contribution dans la coordination des systèmes de santé

Messages principaux du président de séance (sur le contenu)

La session a été introduite par Nicholas de Borman, le Président de Séance qui recadre la place des NTIC aujourd’hui et la nécessité d’évaluer la façon dont elles ont  modifié la structuration des systèmes de santé.

 

Messages principaux de l’intervenant 1

Cheikna Touré, dans une présentation intitulée « NTIC : quelle contribution dans la coordination des systèmes locaux de santé ? » a partagé une expérience d’utilisation des  NTIC dans la gestion des mutuelles de santé au Mali. Il montre comment l’utilisation de SMS et mailing a transformé la relation avec les  services (plus adaptés aux besoins), les  adhérents (services personnalisés), et les prestataires. Grâce à un rapide partage d’informations, les TIC  facilitent l’enrôlement, le recouvrement des cotisations, le paiement des prestations… Les gestionnaires des mutuelles passent ainsi de l’optimisation à la valorisation des données.Les NTIC peuvent donc participer à un renouvellement des métiers de la santé (intégration des données médicales). Elles apparaissent en même temps comme un outil d’amélioration de l’offre de services et peuvent faire aboutir, à long terme, à une auto-prise en charge accrue du patient (automédication assistée, hospitalisation à domicile). Ceci peut avoir un effet positif sur le coût des soins (notamment indirects) et donc sur l’accès financier aux soins.

 

Messages principaux de l’intervenant 2

Jorn Braa, dans sa communication, a présenté le District Health Information System 2 (DHIS) program, une application utilisable en ligne qui utilise des ressources libres. Cette application a par la suite été initiée dans beaucoup de pays africains. La version 2 actuellement expérimentée permet l’intégration à chaque niveau. Elle offre une bande passante en augmentation permanente, présente des informations détaillées et pertinentes sur des tableaux de bord, permet la saisie et la transmission des données en connexion internet hors ligne.La tendance aujourd’hui se tourne d’ailleurs vers des serveurs uniques centraux, et donc un abandon des installations “stand-alone”. Le défi reste l’accès à des compétences spécialisées,  la régulation de la confidentialité, et le contrôle de l’information.

 

Messages principaux de l’intervenant 3

Alfred Antoine Uzabakaliho, a présenté l’Open RBF, un logiciel de gestion des systèmes de Financement basé sur les résultats. Il a expliqué que le besoin de données fiables et le souci de bonne gouvernance ont motivé la conception et l’utilisation de ce logiciel.Open RBF est une application accessible via internet qui exploite des ressources libres sur les expériences RBF mise en œuvre dans différentes pays. Il rend disponible des données statistiques pour chaque pays (structures concernées,  rapports mensuels de paiement, factures… ). Le principal avantage est qu’il permet un rapportage facile, une visibilité, une transparence,  un contrôle direct des bailleurs et donc une efficience des systèmes RBF. Elle facilite ainsi le processus de prise de décision et fait envisager une possible interconnexion avec le Système national d’information sanitaire.

 

Aspects approfondis durant la discussion

L’utilisation des TIC en milieu rural où se posent des problèmes d’accès à l’électricité a été au cœur des discussions qui ont suivies les différentes présentations. En outre, le risque de voir apparaître des « districts plastiques », trop virtuels et d’aboutir donc à une déshumanisation des services de soins a été abordé. Enfin, l’aspect financier des NTIC qui sont des outils avec un coût souvent hors de portée des plus pauvres a été débattu, tout comme le problème de confidentialité que pose le partage virtuel des données.

Idées fortes

Ces trois innovations technologiques montrent que les NTIC, qui renforcent de plus en plus leur présence en Afrique, sont une solution au problème de traitement de la masse d’informations des programmes de santé. En effet, elles offrent de nombreux avantages en termes de redevabilité, de transparence, de rapidité dans les prestations de santé. Dans ce sens, elles peuvent contribuer à améliorer la performance des districts de santé.Le défi reste la manière dont ces avancées technologiques vont être utilisées au niveau district du fait que celles-ci nécessitent des compétences spécialisées souvent indisponibles. La question qui reste aussi en suspens est comment faire bénéficier des services des TIC aux plus pauvres, aux populations rurales notamment, confrontées au manque d’électricité, de moyens que requiert ce type d’investissements.

  

Eventuelles recommandations

Les recommandations issues des discussions sont :- une simplification de la gestion de l’information à travers un système intégré

– une gestion et utilisation efficientes des ressources par un système qui garantit garantir la  continuité des actions (en assurant la maintenance) , et une appropriation  des  outils par les équipes cadres de district

– Le contrôle de la qualité des données

– Un leadership assuré par le niveau national qui pourra par exemple instaurer des règles d’accès et confidentialité à ces systèmes

 

OMD

2. OMS-Déclaration conjointe sur l’accélération des efforts pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement en santé

Article original: Joint Statement on accelerating efforts to achieve the health MDGs

http://www.who.int/mediacentre/news/statements/2013/mdgs_20130925/en/index.html

Par Jeanne Tamarelle

La croyance selon laquelle l’être humain devient moins généreux en temps de difficultés financières vient à nouveau d’être contredite par l’incroyable mobilisation financière de ces dernières années au service des Objectifs du Millénaire pour le Développement, et des objectifs de santé en particulier.

A titre d’exemple, 1,15 milliards de dollars ont été mobilisés cette semaine pour les objectifs 4 et 5 (réduire la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle), 2,6 millions de dollars ont été mobilisés l’année dernière lors du sommet sur la planification familiale à Londres, et un total de 18,6 millions de dollars a été dédié au seul objectif 6 (combattre le VIH, le paludisme et d’autres maladies).

En même temps que les financements se sont multipliés et accélérés, les efforts ont redoublé pour atteindre les résultats espérés d’ici fin 2015. La mortalité infantile et maternelle a été divisée par deux, de même que les décès dus au paludisme, 6 millions de personnes sur les 9 millions affectées par la tuberculose reçoivent maintenant un traitement, et 10 millions de personnes reçoivent aujourd’hui un traitement contre le SIDA, réduisant la mortalité due au VIH mais aussi la transmission du VIH.

Si les efforts ont été importants jusque-là, le fossé qui nous sépare encore des OMD est d’autant plus important : il reste encore 250 000 morts maternelles à éviter chaque année, 3,5 millions d’enfants à sauver, mettre fin à la mortalité due au paludisme et à la transmission du VIH, pourvoir un accès à la thérapie antirétrovirale à 28 millions de personnes et un accès à une thérapie antituberculeuse pour 9 millions de personnes.

Non seulement, les fonds sont plus nombreux qu’auparavant, mais l’efficience de ses fonds a été augmentée par la multiplicité des études de terrain identifiant les bonnes pratiques. Nous savons désormais quelles interventions marchent, où sont les besoins, quelles sont les maladies desquelles souffrent les femmes enceintes et enfants, en plus des progrès scientifiques dans l’identification de nouveaux traitements plus efficaces.

La mise à l’échelle des interventions efficaces est un élément clé pour terminer le travail commencé depuis l’an 2000. Les interventions telles que l’investissement dans les professionnels de la santé communautaires, les transferts conditionnels, le financement basé sur les résultats ou encore la planification familiale dans le but de diminuer les grossesses non désirées, reculer l’âge des mariages et espacer les grosses, ont déjà montré leur efficacité.

Il nous reste désormais moins de 800 jours pour combler le fossé qui nous sépare des OMD. Les financements sont là, pourvu qu’ils continuent, mais il est maintenant crucial de se focaliser sur la mise en pratique et d’accélérer les efforts dans ce domaine. C’est ce vers quoi la déclaration conjointe nous encourage à aller : l’accélération doit commencer dès maintenant si nous souhaitons atteindre les objectifs à temps, tout en prenant en compte le fait que, par là, nous posons déjà les premières pierres de l’après-2015.

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