Cette semaine, nous analysons les causes de l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée. Ensuite 4 articles vous ont été proposés sur l’insécurité des piétons, la santé mentale au Cameroun, la connaissance des hépatites B par les élèves du secondaire en Cote d’Ivoire et enfin l’automédication au Congo.

Bonne Lecture

L’Equipe éditoriale

 

Editorial : Sécurité maritime dans le Golfe de Guinée – Penser  aussi à la piraterie interne

Par Basile Keugoung

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OMS

1. OMS: Plus de 270 000 piétons tués sur les routes chaque année

Titre original: More than 270 000 pedestrians killed on roads each year

http://www.who.int/mediacentre/news/notes/2013/make_walking_safe_20130502/en/

Par Alma Benzaïd

L’OMS appelle les gouvernements à prendre des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des piétons.

La Deuxième Semaine mondiale de la sécurité routière des Nations Unie du 6 au 12 mai 2013 organise des événements dans 70 pays pour attirer l’attention sur les besoins des piétons, générer des mesures pour les protéger pour atteindre l’objectif de la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020 de sauver 5 millions de vies. Parmi les mesures envisageables, peuvent être retenues l’adoption de nouvelles lois pour réduire les excès de vitesse, freiner l’alcool au volant, réduire l’utilisation du téléphone mobile, mettre en place une infrastructure qui sépare les piétons des autres trafics et  réduise la vitesse des véhicules, l’organisation de systèmes de soins de traumatologie de garantir un traitement rapide des blessés…

Des études révèlent que les piétons sont parmi les usagers de la route les plus vulnérables. Dans les pays développés, les piétons âgés sont les plus à risque, tandis que dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, les enfants et les jeunes adultes sont souvent touchés.

La proportion de piétons tués par rapport aux autres usagers de la route est le plus élevé dans la région africaine (38%) et la plus faible dans la région de l’Asie du Sud-Est (12%).

Selon le Dr Etienne Krug, Directeur du Département de la violence et la prévention des traumatismes et handicap de l’OMS, la raison pour laquelle plus de 5000 piétons sont tués sur les routes du monde chaque semaine tient au fait que leurs besoins ont été négligés pendant des décennies, en faveur des transports motorisés. Les accidents de la route représente la huitième cause de décès dans le monde, et la première cause de décès chez les jeunes âgés de 15-29 ans.

L’OMS soutient les efforts de la sécurité routière en fournissant des conseils aux pays sur les cinq principaux facteurs de risque : l’excès de vitesse, le non usage des casques de moto, des ceintures de sécurité et des dispositifs de retenue pour enfants; contribuer aux efforts pour améliorer la collecte des données et des soins de traumatologie. L’OMS guide également quant au suivi des progrès accomplis par rapports de situation mondiaux et assure le secrétariat de la décennie d’action.

 

Santé mentale

2. Tropical Medicine and International Health – Profil des suicides dans un district rural au Cameroun: les systèmes de santé font-ils assez?

Basile Keugoung et al.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23786446

Titre original: Profile of suicide in rural Cameroon: are health systems doing enough?

Par Basile Keugoung

Objectifs : Les objectifs de cette étude sont de décrire les caractéristiques des suicides et d’évaluer la capacité des districts de santé au Cameroun à offrir les soins de santé mentale de qualité.

Méthodes : L’étude a couvert la période 1999 à 2008 et a été conduite dans le district de santé de Guidiguis qui avait une population de 145700 habitants en 2008. Les données ont été collectées en utilisant la méthode d’autopsie psychologique. Nous avons utilisé la revue documentaire des archives de l’hôpital de district, les interviews semi-structurées des membres des personnes décédées de suite de suicide, une discussion de groupes avec les membres de comité de santé et un questionnaire auprès de 15 infirmiers des centres de santé intégrés.

Résultats : Au total, 47 suicides ont été enregistrés de 1999 à 2008 dont 37 (78,7%) hommes et 10 (21,3%) femmes soit un sexe ration H/F de 3,7 et des taux de suicide qui variaient entre 0,89 à 6,54 pour 100000 habitants par an. La méthode de suicide la plus utilisée était l’ingestion d’insecticides agricoles toxiques (76,6%), suivie des pendaisons (17%), et de l’ingestion de produits toxiques non agricoles (6,4%).

Les membres de familles ont souligné que le suicide était due à une maladie chronique (31,9%), aux conflits sexuels et maritaux (25,5%), à la sorcellerie (14,9%), aux problèmes financiers (8,5%) ou à une cause inconnue (25,5%). Au total, 25 (53,2%) personnes ayant commis le suicide présentaient des symptômes en relation avec une maladie mentale mais seuls 6 personnes ont consulté dans une formation sanitaire. Mais ces personnes n’ont pas reçu des soins relatifs à la santé mentale.

Seuls 2 des 15 infirmiers étaient capables de citer au moins deux symptômes de dépression et savaient que la dépression pouvait conduire au suicide. Tous les infirmiers ont relevé qu’ils n’ont jamais reçu une formation ou une supervision en santé mentale.

Conclusion : les suicides ne sont pas des événements rares dans les zones rurales du Cameroun. La capacité des districts de santé à offrir la santé mentale de qualité est insignifiante. L’intégration des soins de santé mentale essentiels au niveau des centres de santé et de la communauté devraient être considérée comme une priorité en Afrique sub-saharienne.

 

Médicaments

3. Cairn – L’automédication chez des patients reçus aux urgences médicales des Cliniques Universitaires de Kinshasa

Auteurs : Fiston Mbutiwi Ikwa Ndol et al.

Source : http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=SPUB_132_0233

Par Bangaly Doumbouya

Cette étude descriptive transversale, réalisée aux Cliniques Universitaires de Kinshasa (CUK), avait pour objectif de déterminer la prévalence de l’automédication chez les malades reçus dans des  Cliniques Universitaires de Kinshasa et identifier les molécules consommées en automédication.

Au total, 391 patients âgés de 14 à 92 ans admis au service d’urgences de médecine interne des CUK entre le 15/01/2011 et le 15/02/2011 ont été inclus et interrogés. Deux cent trente-trois patients sur 391 se sont automédiqués entre le début des symptômes et la consultation aux Cliniques Universitaires de Kinshasa, soit une prévalence d’automédication de 59,6 %. Le nombre de médicaments consommés en automédication a varié de 1 à 7. Parmi ces 233 patients, 224 (96,1 %) ont consommé des produits pharmaceutiques seuls, 4 (1,7 %) des médicaments traditionnels africains seuls, 1 (0,4 %) des médicaments de la médecine chinoise seuls, et 4 (1,7 %) ont combiné des produits pharmaceutiques et des médicaments traditionnels africains. Les produits pharmaceutiques les plus utilisés étaient les analgésiques et antipyrétiques (44,3 %), les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (26,3 %), les antipaludiques (20,6 %) et les antibiotiques (12,3 %). Le paracétamol était l’analgésique et antipyrétique le plus consommé (89,1 %). Parmi les AINS, le diclofénac (65 %) a prédominé. Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (40,4 %) étaient les antipaludiques les plus utilisés. Les antibiotiques les plus cités étaient les β-lactamines (amoxicilline et ampicilline) (42,9 %).

Cette étude montre que l’automédication est un choix thérapeutique de la majorité des patients avant leur recours aux Cliniques Universitaires de Kinshasa. Elle concerne surtout des produits d’origine pharmaceutique, couramment prescrits, dont l’utilisation inadéquate pourrait entraîner un risque sanitaire individuel et/ou communautaire.

 

Hépatite B

4. CAIRN –  Connaissances de l’hépatite Virale B par les élèves des Ecoles secondaires en Côte d’Ivoire

Source :   http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=SPUB_132_0227

Auteurs : Marie-Jeanne Lohouès-Kouacou, et al.

Par Bangaly Doumbouya

Ce travail visait à  évaluer la connaissance de l’hépatite virale B chez les élèves du second cycle dans les établissements secondaires en Côte d’Ivoire, en vue de proposer son introduction dans les programmes scolaires.

Du point de vu de la méthode, c’était une étude transversale à passage unique portant sur six établissements (7376 élèves). Le recueil des paramètres étudiés a été fait au moyen d’un questionnaire auto-administré.

En guise de Résultats, les auteurs ont relevé que tous les élèves présents le jour du passage ont accepté de participer à l’étude (100 % ; n=3352). Leur moyenne d’âge était de 17,9 ans (écart-type 1,924) avec un sex ratio H/F de 1,68. Parmi eux, 2552 (76,6 %) avaient entendu parler de l’hépatite virale B. L’école représentait la deuxième source d’information (12 %), après les medias (62 %). L’agent causal était connu par 2484 élèves (74,1 %), la transmission sexuelle par 39,3 % (n=1316), sanguine par 57,2 % (n=1919). Respectivement 29 %, 40 % et 41 % des élèves savaient que l’acupuncture, le piercing et les tatouages étaient des pratiques à risque. Seuls 35,7 % des élèves savaient qu’il existait un vaccin efficace. Les facteurs associés à la connaissance de l’hépatite B étaient : âge de 16 à 20 ans (OR=1,73 [1,198-2,49IC95 %]) ; habitation dans un appartement ou une villa en dur (OR=1,58 [1,234-2,02IC95 %]) ou ayant au plus deux personnes par pièce (OR=1,41 [1,15-1,74IC95 %]) ; classe de terminale (OR=2,54 [2,01-3,20IC95 %]) ; deux parents travaillant (OR=1,54 [1,25-1,88IC95 %]).

En définitif, les auteurs ont conclus que la connaissance de l’hépatite virale B par les élèves des écoles secondaires était insuffisante et superficielle. L’introduction précoce de son enseignement dans le programme officiel et l’amélioration des conditions sociales des élèves devraient améliorer leur niveau de connaissance.

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