Cette semaine, nous vous présentons en guise d’éditorial la délcaration des participants à l’atelier de Niamey sur la gratuité. Ensuite, nous vous proposons une sélection d’articles de politiques internationales de santé qui discutent notamment de la crise du financement de la santé mondiale qui pointe à l’horizon, un article qui traite de la journée de la femme quelques articles sur les politiques de prise en charge des maladies infectieuses et non infectieuses et deux articles qui débatent l’un de l’accès à la literature et l’autre de l’adéquation entre recherche et politiques de santé. Nous sommes heureux d’acceuillir dans notre pool de contributeurs une équipe de chercheurs et d’étudiants de l’école des affaires internationales de Paris. Merci à eux, pour vous lecteurs? Nous sommes toujours prêt à acceuillir d’autres contributeurs et partenaires.  

Editorial : Déclaration de la Conférence nationale sur la gratuité des soins au Niger

 

« La gratuité des soins au Niger est gravement malade, sauvons- la »

Les participants à la conférence nationale sur la gratuité des soins tenue au Palais des congrès  de  Niamey,  du  13  au  15  mars  2012,  ayant  traité  des  thématiques  sur  le financement, la gestion et l’approvisionnement en médicaments et consommables, font la déclaration dont la teneur suit :

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Les Participants à la Conférence


Politiques de santé & financement

1. Foreign Affairs – Money or Die – A Watershed Moment for Global Public Health

Laurie Garret; http://www.foreignaffairs.com/articles/137312/laurie-garrett/money-or-die?page=3
La santé publique mondiale est à un tournant décisif. En effet, depuis quelques mois, nous enregistrons des coupes budgétaires de la part des donateurs pour la lutte contre les maladies telles que le SIDA et le paludisme. La tuberculose vient effet de subir cette récession de financement et les succès enregistrés à travers le contrôle de la tuberculose pourraient être rapidement inversés si les programmes ciblés sont interrompus et les efforts pour l’éradication des bactéries résistantes aux médicaments se trouveraient grandement menacés. Cependant, une lueur d’espoir est venu de l’OMS  avec à la clé une hausse dans le financement des programmes de lutte antituberculeuse. Les résultats enregistrés selon l’OMS, de moins de 200.000 décès chaque année entre 2003 et 2009  sont attribuable à l’appui du Fonds mondial. Cependant, les décaissements qui connaissent une chute depuis 2010 ont contribué à l’augmentation du fardeau de la tuberculose multirésistante surtout en raison du traitement sous-optimal ou interrompu.
Néanmoins, le seul point positif sur le paysage de la santé publique mondiale concerne les programmes de vaccination, qui sont bien financés et soutenus par de puissants intérêts politiques. L’engagement de GAVI dans ce domaine a permis de réduire considérablement le nombre de décès dus à des maladies telles que la rougeole, la coqueluche, la poliomyélite et la diphtérie. De nouveaux vaccins sont également  en cours de déploiement pour aider à prévenir la pneumonie bactérienne, le cancer du col de l’utérus chez les femmes, et de la diarrhée virale chez les enfants. En raison de ses succès potentiels, GAVI a suscité un grand intérêt des bailleurs de fonds, même durant ces moments difficiles pour le financement de ses programmes.
Morris Kouame, Health Consulting International,

2. Science Speaks – PEPFAR: “One of the greatest global health achievements in recent history”

Meredith Mazzotta; http://sciencespeaksblog.org/
Depuis la déclaration de Paris en 2005 sur l’efficacité de l’aide au développement, des efforts sont consentis pour une utilisation adéquate des ressources dégagées dans la perspective d’obtenir un  impact réel sur les conditions de vie des populations. Si les résultats de la déclaration de Paris sont mitigés, certains mécanismes de financement connaissent une réussite. C’est le cas du Plan d’urgence du Président américain contre le SIDA (PEPFAR)  qui  constitue le plus grand plan programmatique de lutte contre le VIH au monde.
Selon une étude conduite par Le Dr Eran Bendavid de l’Université de Stanford, il ressort que l’aide accordée  à l’Afrique par le biais de PEPFAR a donné lieu à «l’un des les plus grandes réalisations de santé mondiale durant la dernière décennie  ». Pour montrer ces réalisations enregistrées, Bendavid  et son équipe ont utilisé des données de mortalité des adultes à partir des Enquêtes Démographiques et de Santé. Les résultats montrent que la mortalité des adultes a diminué de préférence dans les pays ciblés par PEPFAR par rapport aux pays non ciblés par cette aide. L’analyse statistique révèle également que les adultes vivant dans les pays cibles entre 2004 et 2008 ont eu environ une chance de 20% de réduction du risque de mortalité par rapport aux adultes dans les pays non ciblés.

Morris Kouame, Health Consulting International,

3. HP&P – The emergence of global attention to HSS

Tamara Hafman & Jeremy Shiffman; http://heapol.oxfordjournals.org/content/early/2012/03/07/heapol.czs023.short?rss=1
Après une période de prolifération des Initiatives de contrôle des maladies, la dernière décennie a vu une implication des organisations en charge de la santé mondiale orienter leurs ressources vers le renforcement des systèmes de santé. Cet article explore comment cette attention a émergé. Une analyse qualitative a été utilisée pour construire une analyse historique et faire une analyse des facteurs qui favorisent ou inhibent l’attention politique internationale pour le renforcement des systèmes de santé. Les facteurs critiques derrière l’augmentation de cette attention est la peur parmi les acteurs de santé mondiale que les problèmes des systèmes de santé pouvaient menacer l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, que les Initiatives Globales de Santé pouvaient avoir les effets indésirables sur les systèmes de santé, et enfin la prise de conscience par les Initiatives Globales de Santé que les systèmes de santé faibles présentaient des goulots d’étranglement pour l’atteinte de leurs objectifs.
Bien que les acteurs  ont aujourd’hui embrassé le renforcement des systèmes, il n’y a pas encore une politique cohérente commune. En plus, ce concept est encore vague et il n’y a pas assez d’évidence pour développer les politiques et les programmes de renforcement des systèmes de santé. Plusieurs menaces telles que la crise financière mondiale, la perte de l’élan souvent rencontrée dans la santé mondiale et l’instrumentalisation de la problématique par certains acteurs freinent le renforcement réel des systèmes de santé.
Basile Keugoung,

4. Lancet infectious diseases – Operational research and MDG tuberculosis control targets

Alimuddin Zumla & Frank Cobelens; http://www.lancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(12)70034-8/fulltext?_eventId=login
En 2010, près de 9 million de cas de tuberculose et 1,45 million de décès étaient enregistrés dans le monde. Alors toutes les autres Régions vont réduire de moitié la mortalité liée à la tuberculose en 2015, ce ne serait pas le cas en Afrique sub-saharienne à cause des problèmes opérationnelles et programmatiques. Les bailleurs voudraient financer la recherche opérationnelle pour produire l’évidence nécessaire pour renforcer la couverture et la qualité des interventions contre la tuberculose.
L’Initiative ‘ Partenariat Halte à la Tuberculose’ souhaite que les Programmes nationaux de lutte contre la tuberculose incluent la recherche opérationnelle comme une activité de routine.
Bien qu’on ait observé un nombre croissant de recherches opérationnelles financées par les bailleurs, soit 58 million US$ en 2010, leur impact sur les politiques et soins antituberculeux n’est pas clair. Les questions essentielles pour la recherche opérationnelle incluent la détection et le diagnostic des cas, l’accès au traitement et la prise en charge des cas, l’implication des prestataires privés, la collaboration des services pour la prise en charge du VIH/SIDA et de la tuberculose, l’implication communautaire et l’étude des déterminants de la tuberculose.
Aujourd’hui, la recherche opérationnelle répond encore trop aux besoins des chercheurs qu’à ceux des programmes de lutte contre la tuberculose. Les interventions nécessaires pour prendre en charge la tuberculose existent et sont bien connues et le problème essentiel est d’offrir celles-ci aux patients qui en ont besoin.
Le document produit par l’Initiative Halte à la tuberculose fournit les priorités dans la recherche opérationnelle pour améliorer la prise en charge et le contrôle de la tuberculose.
Basile Keugoung

5. World Journal of Vaccines – Achieving Polio Eradication: A Need for Innovative Strategies

Basile Keugoung et al.; http://www.scirp.org/journal/PaperInformation.aspx?paperID=17225
L’objectif de cet article est d’analyser les stratégies actuelles utilisées pour éradiquer la poliomyélite. Les auteurs reconnaissent que la poliomyélite est éradicable mais que les stratégies actuelles présentent des limites dont certaines sont dues à la faible efficacité du vaccin utilisé, à la faible performance de la vaccination de routine et l’orientation des ressources essentiellement vers les campagnes de masse.
Les auteurs proposent entre autres de réadapter le calendrier vaccinal voyant l’enfant tous les mois la première année de vie et en utilisant divers présentations du vaccin polio oral (trivalent, bivalent 1 et 3, et monovalent 1) pour maximiser l’immunisation des enfants vaccinés contre la polio.
En plus, le renforcement du système de santé, le renforcement du système de surveillance des paralysies flasques aigues sont d’autres stratégies à mettre en œuvre pour accélérer l’éradication du virus polio sauvage.

Basile Keugoung,

Journée Internationale & Santé maternelle

 6. AFGH (blog) – International Women’s day: great progress and three necessary next steps

Rachel Lander; http://www.actionforglobalhealth.eu/blog/?p=1609
Dans cet article, Rachel Lander reconnaît que des progrès ont été réalisés mais elle estime qu’il reste encore des efforts à fournir.

Les droits des femmes n’ont jamais été aussi respectés qu’aujourd’hui, des mouvements féministes dans le monde entier ont permis de faire reconnaître leurs droits à la santé, à l’éducation, à l’emploi…
Pour autant, la discrimination envers les femmes reste encore d’actualité.
A l’occasion de la 101ème édition de la Journée de la femme, l’auteur propose de revenir sur trois points  clés.
1. Les inégalités entre hommes et femmes sont aujourd’hui largement reconnues mais en pratique, certaines d’entre elles persistent.

Par exemple :
–          les indicateurs socio-économiques présentent rarement les données par sexe ce qui masque bien souvent des écarts entre hommes et femmes.
–          les discussions internationales (cf conférence de Rio, Juin) ont laissé de côté les causes des femmes notamment pour la contraception et la reproduction.
2. Les gouvernements doivent défendre les droits des femmes au niveau international.
Il manque 88 milliards US$ aux 49 pays les plus pauvres pour investir dans des programmes de santé sexuelle, reproductive et infantile d’ici à 2015. Récemment, selon les Nations Unies, 2600 milliards US$ ont été alloués pour des plans de relance fiscaux.
Ces chiffres permettent de mettre en lumière le fait que les leaders politiques sont en mesure de trouver des fonds lorsqu’il juge qu’un problème est urgent à régler.
3.      Il faut investir localement dans des organisations de la société civile.
La tendance actuelle est de confier la défense des droits des femmes à des grandes agences ou des ONGs généralistes.
Une étude datant de 2005 montre que le budget total alloué aux 729 des plus grandes associations de défense des droits des femmes ne représente que 76 million US$.
Pour l’auteur, il est important d’investir dans ces organisations car elles permettent d’engager les femmes sur place, de les placer au cœur du développement de leur communauté et de rapprocher la société civile du gouvernement local.

Anne Girault,

Maladies Chroniques non transmissibles

7. BMJ (editorial) – Cost effectiveness of interventions to tackle non-communicable diseases

Paul Revill; http://www.bmj.com/content/344/bmj.d7883
Le contexte propre à chaque pays d’Afrique sub-saharienne et d’Asie du Sud Est doit être évalué pour identifier les meilleures dépenses de santé.
Ainsi, six études de modélisation ont été menées, couvrant un large éventail de maladies non transmissibles. Les résultats obtenus ne doivent pas être généralisés mais catégorisés pour éclairer les choix d’interventions par les décideurs. Ces choix doivent être fondés sur la faisabilité et l’efficacité de l’intervention dans les régions, ainsi que sur l’évaluation des options alternatives, pondérés par une dose d’incertitude.
Il est fortement recommandé d’introduire dans les pays à faibles revenus des méthodes d’évaluation moins pragmatiques et plus formelles, telles que la synthèse et la revue d’éléments de preuve, pour déterminer le financement des interventions de santé.
Les mesures de santé publique, visant par exemple à réduire les accidents de la route et l’abus d’alcool reposent souvent sur des sources alternatives de financement issues d’autres secteurs que le Ministère de la santé, alors qu’elles améliorent, de fait, les soins de santé personnels. Toutefois, il ne serait pas opportun d’appliquer les méthodes de l’OMS consistant pour les systèmes de santé à adopter un budget fixe, qui n’indiquent pas comment intégrer les dépenses de santé et les résultats attendus.
Le plus grand défi pour els systèmes de santé consiste à ajuster leurs dépenses selon les caractéristiques propres à une région, des considérations d’opportunité et de rentabilité.
A titre indicatif, une intervention produisant un gain de santé à un coût inférieur à trois fois le PIB par habitant est considérée comme rentable. Etablir des seuils de rentabilité trop élevés risquerait de dissuader les dépenses de santé, tandis que fixer des seuils trop bas empêcherait certains projets de santé pour insuffisance de gain de santé escompté.
Les pays ayant des difficultés à analyser les paramètres de leurs territoires peuvent se référer aux études y afférentes menées par l’OMS pour établir leurs priorités de dépenses de santé.
Le récent sommet des Nations Unies sur les maladies non transmissibles a évoqué les études actuelles qui préconisent, pour réaliser des choix d’intervention, une mise en balance des coûts et des avantages sur la santé de la population.

Alma Benzaïd, Sciences Po,

Recherche

8. PLOS – Guidance for Evidence-Informed Policies about Health Systems: Rationale for and Challenges of Guidance Development

Xavier Bosch-Capblanch et al.; http://www.plosmedicine.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pmed.1001185
Ce document, le premier d’une série de trois, définit la manière dont les preuves doivent être traduites  dans  les  orientations  pour  éclairer  les  politiques  sur  les  systèmes  de  santé  et améliorer la prestation des interventions cliniques et de santé publique. Pour améliorer la performance des systèmes de santé peu efficaces, les politiques de santé doivent se baser sur des preuves tangibles. Ces preuves se trouvent normalement dans les avis intégrés dans les politiques nationales de santé, quoique ces dernières manquent d’explications. Du coup, la recherche sur les systèmes de santé a défini comme priorité de rassembler des preuves factuelles. Le document appuie sur le fait que cette approche consistant à baser des conseils sur les systèmes de santé sur des preuves aidera à renforcer ces systèmes. Ainsi fournit-il quelques recommandations sur les types de preuves à considérer, les approches systématiques et transparentes inspirées des conseils cliniques et la méthodologie pour la collecte des données. Il cherche à examiner à quel point les conseils sur les systèmes de santé doivent être intégrés dans les politiques nationales et comment ces conseils sont formulés à l’aide des documents des pays à faibles et à moyens revenus. Ces conseils ont potentiellement un rôle important à jouer dans la prise de décisions et l’usage optimal des ressources dans le but d’améliorer la santé des populations. La nécessité d’utiliser des directives du système de santé fondées sur des preuves concrètes est reconnue dans le monde entier. Il s’agit aussi de l’une des six priorités du directeur-général de l’OMS. Les états membres sont d’ailleurs poussés à appliquer ces directives inspirées des preuves pour relever les défis de leurs propres systèmes de santé.

Toutefois, des problèmes conceptuels et méthodologiques se posent, notamment les itérations entre la recherche de preuves et la définition des politiques d’une part, entre l’évaluation   des   politiques   et   la   définition   des  priorités   de  recherche  d’autre   part. La formulation de conseils opérationnels, utilisables par le plus d’acteurs possibles des systèmes de santé, ainsi que l’évaluation de ces conseils, sont deux défis majeurs. Cette démarche n’en est qu’à ses balbutiements. Une approche pluridisciplinaire doit être menée pour étudier les fonctionnements complexes des systèmes de santé, les comprendre et définir des méthodes pour produire des conseils opérationnels au niveau local et mondial, à usage de tous les acteurs.

Devaki ERANDE, Sciences Po Paris,

9. BMJ (news) – “Academic spring” sees widening boycott of Elsevier

Keith Epstein; http://www.bmj.com/content/344/bmj.e1469?etoc=
Elsevier a retiré son soutien à la législation américaine controversée qui visait à renforcer le système de paiement en ligne après un boycott croissant par des milliers de chercheurs qui se plaignaient que les revues scientifiques prennent les bénéfices à leurs frais. Par une pétition en ligne (http://thecostofknowledge.com/) signé par 7380 universitaires déclarant qu’ils ne vont plus éditer ou faire la revue des documents qui seront publiés dans les revues d’Elsevier ou même faire publier leurs propres documents par eux. Les signataires se plaignent que les éditeurs profitent indûment de la recherche et de l’engagement à partager leurs trouvailles largement et gratuitement.
Ce dernier soulèvement numérique, dénommée « printemps académique » par certains, est une réponse au soutien par Elsevier et l’Association of American Publishers pour une nouvelle législation qui restreint la circulation des connaissances. Ceci est venu aggraver des préoccupations exprimées pendant des années par les chercheurs et les bibliothécaires au sujet des bénéfices des éditeurs et des prix de leurs journaux.
En vertu de la législation, les garanties de libre accès à la recherche médicale subventionnée par les États-Unis pourrait être terminée, même si la recherche est financée par les contribuables. Deux mesures concurrentes proposé en Décembre et en Février, vont réduire à néant une politique de 2008 arrêtée par le National Institutes of Health qui veut que les articles essentiels découlant de la recherche financée par le gouvernement soit disponible gratuitement dans les archives électroniques du National Library of Medicine. Une politique similaire de libre accès est en cours d’adoption au Royaume-Uni (http://bit.ly/wiKOaK).
La société espère que le retrait de son appui pour cette loi conduirait à un « climat moins chaud et plus productif ». Cependant, Elsevier a déclaré qu’il continuerait à s’opposer à toute exigence imposée par le gouvernement pour faciliter le libre accès.
La manifestation a suscité une réponse officielle d’Elsevier, qui, a promis répondre à quelques-unes des préoccupations le 6 Février. (http://bit. ly / zSGylq). Elsevier et d’autres éditeurs disent qu’ils ajoutent de la valeur aux documents et ont droit à une juste compensation pour leurs frais et que leurs produits sont moins chers et plus largement disponibles que les critiques ne l’affirment.
Ce conflit est soutenu par l’évolution des communications numériques. Les éditeurs, en s’opposant à l’accès non rémunéré et sans la moindre restriction, luttent contre la nature ouverte de l’Internet pour garder le contrôle sur leurs produits et de protéger leurs sources de revenus. L’Internet a rendu plus facile pour les universitaires de diffuser leurs résultats sans compter sur le système de journal vénérable. Certains universitaires exploitent activement l’Internet pour faire des découvertes ensemble: Gowers et d’autres mathématiciens, par exemple, utilisent les blogs et les wikis pour résoudre collectivement des preuves, rapporte le New Scientist (http://bit.ly/zjf1Z7).
Bien que certains manifestants estiment que leurs efforts ont eu un effet fondamental sur Elsevier, les analystes s’attendent à ce que tout changement dans le prix de l’action soit négligeable sur le long terme.
Bien que les dissidents puissent faire l’objet d’une attention mondiale, leur nombre est une petite fraction des 600 000 auteurs et environ 300 000 examinateurs affectés à des travaux pour les publications Elsevier. Or, juste une manifestation scientifique, la réunion annuelle de la Société pour la Neuroscience, a attiré plus de 30 000 délégués en 2011, a noté le professeur Iacoboni, qui doute que le soulèvement ait beaucoup d’effet.
Forlack Allo Emmanuel, MD MPH, Unité Régionale de Lutte contre le Paludisme du Centre, Cameroun

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