Basile Keugoung

Le Jeudi 8 mars 2012 s’est célébrée la 56e édition de la Journée Internationale de la Femme (JIF). Un moment qui permettra de célébrer les acquis obtenus au cours des dernières années par les femmes concernant leurs droits en tant qu’êtres humains, mais aussi pour faire le bilan de la situation de la femme dans le monde.

Certes dans plusieurs pays, les femmes ont obtenu depuis de longues années leur liberté, le droit au travail et à la santé. Malheureusement, dans beaucoup d’autres pays, des considérations sociales, religieuses ou culturelles relèguent la femme au second rôle. Elle ne peut accéder ni à l’éducation, ni au travail et ne peut consulter au centre de santé qu’après l’autorisation du mari. Ces discriminations ont pour conséquence de créer des inégalités entre hommes et femmes et de réduire la contribution potentielle que les femmes pourraient apporter pour le développement de leur pays et du monde en général.

Le 8 mars, nous penserons également à l’engagement pris par la Communauté internationale pour la santé de la femme, du nouveau-né et des enfants à travers divers organismes tels que le G8 au Canada en 2010, l’ONU et bien d’autres. Grace à leurs contributions, des progrès notables ont été réalisés pour réduire la mortalité maternelle, infantile et néonatale. Mais un long chemin reste à parcourir. En effet, de nombreux pays n’atteindront pas en 2015, les Objectifs du Millénaire pour le Développement dont l’un deux vise la réduction de ¾ du ratio de mortalité maternelle.

C’est donc l’occasion de faire le plaidoyer auprès des gouvernements, des pays riches et des Organisations internationales pour qu’ils s’impliquent et s’engagent davantage à aider la femme à jouir de ses droits y compris celui d’accès aux soins de santé. La femme fait face aujourd’hui à de nombreuses barrières qui limitent son accès aux soins. Parmi les plus importantes, nous citerons les barrières sociales, culturelles, financières et religieuses. Si la femme devrait prendre conscience des barrières qui freinent son épanouissement et mettre en œuvre des stratégies pour les lever, le rôle de l’homme est fondamental. Dans les pays où ces barrières sont fréquentes, l’homme contrôle en effet l’essentiel des ressources.

La contribution du 8 mars serait également de faire comprendre à l’homme qu’au-delà des différences de sexe, nous sommes tous des créatures divines et qu’un meilleur partage des ressources aboutirait à un meilleur épanouissement mutuel. Pour cela, la femme bénéficierait d’un meilleur accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins de santé. Pour y parvenir, des politiques spécifiques sont requises pour combler d’abord le gap actuel observé chez les femmes avant la mise en place des stratégies d’équité.

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