Avoirs des dictateurs déchus saisis dans les banques européennes: Que gagnent les populations ?

De plus en plus, les avoirs des dictateurs déchus sont saisis dans les pays occidentaux. Ceci pourrait être un signal fort pour ceux qui dirigent les pays où les populations croulent sous le poids de la pauvreté et de l’absence d’accès aux services sociaux de base. Ainsi, pendant que ces dirigeants sont encore au pouvoir, l’argent détourné pourrait être réinvesti dans le pays pour améliorer l’éducation et la santé, développer les infrastructures et un tissu économique qui permettrait de créer des emplois et de réduire réellement la pauvreté.

Bien plus, l’argent déposé dans les banques occidentales retourne dans son pays d’origine sous forme de prêts avec des taux d’intérêt qui s’étaleront pendant des décennies. Le bébé qui naitra dans une voire plusieurs décennies est déjà appauvrie par une dette qui n’aura finalement servie que les intérêts du pays développé emprunteur.

Dans les pays pauvres, la mauvaise gouvernance a été incriminée comme la cause principale du sous-développement. Dans la majorité de ces pays, en particulier en Afrique sub-saharienne, les règnes des chefs de l’Etat se comptent en dizaines d’années. Les constitutions et les processus électoraux sont changés afin de maintenir le régime en place. Les indicateurs de santé sont mauvais et les systèmes de santé sont faibles. Les données concernant le VIH/SIDA, le paludisme, la mortalité maternelle… sont évocatrices. On note un sous-financement global des soins et services de santé. Alors qu’en Belgique, plus de 3000 $ sont dépensés par habitant par an, dans les pays d’Afrique sub-saharienne aucun pays ne franchit la barre des 100 $ par habitant par an.

Pourquoi donc tolérer les volumineux dépôts financiers de ces dirigeants dans les Banques européennes alors que leurs populations meurent de famine, de manque de comprimés d’artémisinine pour traiter le paludisme, que les femmes n’ont pas accès aux soins pendant la grossesse et que leur pays contribuent finalement à plus de 90% des décès maternels mondiaux.

Les fonds devraient être saisis aujourd’hui pour financer les systèmes de santé et d’autres services sociaux. Cette stratégie s’appuierait sur le droit à la santé, le droit à la vie comme droit inaliénable et universel de l’Homme. La santé des individus devrait aller au-delà de la responsabilité nationale pour être une responsabilité mondiale. Et combien de vies devraient être encore inutilement perdues avantque la communauté internationale prenne la responsabilité d’intervenir non plus pour les intérêts égoïstes de quelques individus et des puissances coloniales mais pour le bien-être des peuples ?

Basile Keugoung et Isidore Sieleunou



Global Health policy and financing

1.Health Research Policy and Systems – A checklist for health research priority setting: nine common themes of good practice

Roderik F Viergever, Sylvie Olifson, Abdul Ghaffar and Robert F Terry;

http://www.health-policy-systems.com/content/8/1/36

Les processus du cadre prioritaire de recherche en santé aident les chercheurs et les décideurs dans le ciblage effectif des domaines de recherche qui ont potentiellement le plus grand bénéfice de santé publique. Beaucoup d’approches différentes à la priorisation de recherche en santé existent, mais il n’y a aucun accord sur ce qui pourrait constituer la meilleure pratique. De plus, à cause des nombreux contextes différents pour lesquels les priorités peuvent être établies, essayer de produire une meilleure pratique n’est en fait pas appropriée.

Utilisant une revue de littérature et une analyse des exercices de priorité de recherche en santé organisés ou coordonnés par l’Organisation Mondiale de la Santé depuis 2005, Roderik et al. proposent une liste de vérification pour un cadre prioritaire de recherche en santé qui tient compte des choix informés sur des approches différentes et décrit neuf thèmes communs de bonne pratique.

Selon les auteurs, cette liste est destinée à fournir une aide générique à la planification des processus de priorisation de recherche en santé. Elle explique quels besoins doivent être clarifiés pour établir le contexte pour lequel les priorités sont développées; passe en revue les approches disponibles au cadre prioritaire de recherche en santé; offre des discussions sur la participation des parties prenantes et la collecte d’information; expose des options pour l’utilisation des critères et des méthodes différentes pour se décider sur les priorités; et souligne l’importance de la mise en œuvre bien planifiée, de l’évaluation et de la transparence.

2.WHO Bulletin – Evidence summaries tailored to health policy-makers in low- and middle-income countries

Sarah E Rosenbaum et al;

http://www.who.int/bulletin/volumes/89/1/10-075481-ab/en/index.html

Pour maximiser l’utilisation de ressources disponibles, les décideurs des systèmes d’assurance maladie ont besoin d’évidence fiable et à jour. Dans les pays à faible et moyens revenu (PFMR) la pression pour mobiliser les fonds est particulièrement élevée, liée au fait que l’écart entre les ressources disponibles et ceux nécessaires pour faire face au fardeau des maladies évitables est beaucoup plus grand qu’ailleurs. Les revues systématiques sont des sources d’évidence et contiennent très souvent des trouvailles appropriées pour les PFMR. Cependant, la plus part des revues systématiques sont faite pour un auditoire de scientifiques et sont très peu façonnées aux besoins de l’information des décideurs politiques.

L’appui à la revue appropriée pour les décideurs politiques était une collaboration internationale financée de 2006 à 2010 selon le 6ème Programme Cadre de la Commission européenne et selon l’Initiative de Recherche de Santé Mondiale des Instituts canadiens de Recherche de Santé. Son objectif était de fournir la formation et l’assistance pour encourager les chercheurs et les décideurs à entreprendre et utiliser la recherche appropriée de politique. Dans cet article Rosenbaum et al. font le rapport sur le développement des résumés des revues systématiques pour des décideurs dans les PFMR. Leur objectif était de façonner un format sommaire qui soit sensible aux besoins de cet auditoire.

Les auteurs pensent que les résumés des revues systématiques peuvent aider à aborder le gap de compréhension entre le monde scientifique et politique s’ils sont clairs et faciles à lire, et surtout rapidement parcourable. Ils devraient aussi aider à clarifier la nature des informations fournies par la revue systématique et son applicabilité aux décisions de politique.

Regardez le nouveau numéro du Bulletin de l’OMS, par exemple l’article qui traite les conséquences du tourisme médical sur la santé publique.

3.WHO Bulletin (online) – Health transition in Africa: practical policy proposals for primary care

D Maher et al;

http://www.who.int/bulletin/online_first/10-077891.pdf

L’Afrique Subsaharienne subit la transition de santé. En effet, la mondialisation accrue et l’urbanisation qui l’accompagne causent à cette région un double fardeau de maladies transmissibles et non transmissibles. Les prévalences des maladies transmissibles comme le VIH/SIDA, la tuberculose et la malaria en Afrique sont les plus importants dans le monde. L’impact des maladies non contagieuses augmente aussi. Par exemple, la mortalité des maladies cardiovasculaires standardisée sur l’âge peut être jusqu’à trois fois plus élevée dans certains pays africains que dans d’autres en Europe. Comme point d’entrée dans le service de santé pour la plupart des personnes, les soins primaires jouent un rôle clé dans la délivrance des activités de prévention des maladies transmissibles et des interventions de soin. Selon Maher et al. ce rôle pourrait être étendu pour se concentrer aussi sur les maladies non contagieuses, dans un contexte d’efforts du renforcement des systèmes de santé en améliorant la fourniture des soins primaires. Les auteurs présentent quelques propositions politiques pratiques pour améliorer la réponse des soins primaires aux problèmes posés par la transition de santé : (i) améliorer les données sur les maladies transmissibles et non transmissibles; (ii) implémenter une approche structurée pour améliorer la fourniture des soins primaires; (iii) mettre l’accent sur la qualité des soins cliniques; (iv) aligner la réponse à la transition de santé au renforcement du système de santé; et (v) exploiter un environnement de politique mondiale favorable.

Bien que ces propositions soient destinées aux soins primaires en Afrique subsaharienne, elles peuvent bien être appropriées à d’autres régions faisant aussi face aux défis de transition de santé, soulignent les auteurs. Maher et al. pensent que l’implémentation de ces propositions exige l’action par des alliances nationales et internationales pour la mobilisation des investissements nécessaires.

4.TMIH (viewpoint) – How much longer will Africa have to depend on western nations for support of its capacity- building efforts for biomedical research?

Emmanuel Philip Laabes et al;

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1365-3156.2010.02709.x/pdf

Les avancés dans les techniques de recherche biomédicales ont abouti à la conquête de nombreuses maladies et l’amélioration de la santé et du bien-être des populations, cependant l’Afrique subsaharienne continue de traîner derrière les nations occidentales en termes d’infrastructure de recherche et de capacité. Les nombres croissant de liens et de collaborations entre les institutions occidentales d’enseignement supérieur et hôpitaux universitaires et les universités en Afrique subsaharienne ont sans aucun doute promu l’activité de recherche rigoureuse sur le continent. Cependant, Laabes et al. soulignent le fait que la majeure partie de l’ordre du jour de la recherche est, tout naturellement, dominée par les collaborateurs occidentaux qui fournissent la plus partde financement nécessaire. Étant donné la fragilité des économies occidentales relevée récemment par les événements de Wall Street, les auteurs pensent que l’Afrique doit instamment regarder vers l’intérieur dans sa quête à la formation des chercheurs biomédicaux de réputation et pour garantir le financement de ses besoins de renforcement des capacités.

5.Lancet (comment) – Male circumcision and HPV transmission to female partners

Anna R. Giuliano et al;

http://www.lancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(10)62273-8/fulltext

Giuliano et al. comment on a new randomized trial by Wawer and colleagues which shows that circumcision reduces incidence and prevalence of high-risk HPV in female partners of circumcised men.

6.Lancet – WHO recommends against inaccurate tuberculosis tests

Kelly Morris;

http://www.lancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(11)60005-6/fulltext

On assiste de plus en plus à la commercialisation des tests diagnostiques sérologiques pour la tuberculose alors qu’aucune directive internationale ne recommande leur utilisation. Ces tests sont inutiles et imprécis. Les évaluations faites en 2008 sur 19 tests ont montré qu’aucun n’était suffisamment fiable pour remplacer l’examen de crachat. Ils sont peu sensibles (donc induisent les faux négatifs) et peu spécifiques (plus de faux positifs qui prendront inutilement 6 mois de traitement).

Par contre, le test d’amplification de l’ADN du Mycobaterium pour l’amélioration du diagnostic de la tuberculose a été approuvé par l’OMS le 8 décembre 2010.

Selon le Coordination du renforcement des méthodes diagnostiques et de laboratoire àl’OMS, l’OMS va publier cette année une directive pour interdire l’utilisation de ces tests diagnostiques sérologiques. Il ajoute que cette directive devrait éviter de mettre en péril les programmes de recherche sur les méthodes diagnostiques innovatrices sur la tuberculose.

Drugs, innovation and vaccines

 

7.KFF – Indian Government Rejects Abbott’s Patent Application For Second-Line ARV

http://globalhealth.kff.org/Daily-Reports/2011/January/04/GH-010411-India-Patent-Application.aspx

L’Office desbrevets en Inde a rejeté le Brevet détenu par les laboratoires Abbott ( Etats-Unis) sur le lopinavir et le ritonavir, une association de 2e ligne destinée à lutter contre les VIH résistants dont l’OMS recommande qu’elle soit incluse dans la liste des médicaments essentiels. En 2007, les associations non gouvernementales au Etats-Unis avaient déjà demandé une levée de ce brevet par Abbott. Cette mesure prise par l’inde va permettre aux compagnies indiennes de fabriquer les formes génériques accessibles aux pays pauvres. Les économies issues de la fabrication des formes génériques de cette association permettraient de mettre 130 000 nouvelles personnes sous trithérapie. L’inde voudrait d’ailleurs réguler les financements du secteur pharmaceutique pour éviter que les multinationales qui entrent dans le capital des firmes pharmaceutiques indiennes ne s’accaparent du secteur et imposent des prix élevés inaccessibles aux pauvres.

Global health in 2010 and 2011

8.The Sidney Morning Herald – Need for the UN is greater than ever

Ban Ki Moon;

http://www.smh.com.au/opinion/politics/need-for-the-un-is-greater-than-ever-20101230-19b0g.html

Dans le Sidney Morning Herarld, Ban Ki Moon souligne pourquoi on a besoin de l’ONU aujourd’hui plus que jamais.

Selon lui, l’ONU mène aujourd’hui ce qui apparait comme une double vie. Les experts la critique de ne pas résoudre tous les maux du monde, cependant les gens partout dans le monde entier demande de faire plus, dans plus d’endroits, une tendance qui continuera en 2011.

Les masses média et Internet font comprendre l’ampleur du besoin. Les conflits font rage dans trop d’endroits. Les catastrophes naturelles frappent avec la plus grande fureur et avec des fréquences plus grandes que jamais.

Moon relève qu’en plus de tout cela, le monde fait face à une nouvelle génération de menaces, à la différence de chacune dans l’histoire, elle se répand à travers les frontières et a une portée mondiale. L’auteur relève qu’aucun pays même puissant, ne peut traiter tout seul ces défis. Tous doivent travailler ensemble – dans la cause commune pour des solutions communes – pour aborder des défis comme le changement climatique, la pauvreté et le désarmement nucléaire.

Selon le SG, le monde compte sur l’ONU comme jamais, cependant l’opinion communément admise est que l’organisation n’est pas à la hauteur du travail. Les problèmes sont très compliqués, les ressources trop peu. L’ONU apparaît trop divisée pour faire la différence essentielle.

L’opinion communément admise est cependant mauvaise, dangereuse, car nous avons tous vu comment elle peut rapidement saisir, déformer la réalité et se durcir par la ensuite, affirme Moon. Il cite par exemple qu’il y a quatre ans seulement une poignée de leaders mondiaux connaissait assez pour parler du changement climatique. Aujourd’hui, le changement climatique a été déplacé au sommet de l’ordre du jour mondial. Cela a été une route difficile. En décembre 2009 à Copenhague, les leaders mondiaux ont négocié jusque tard dans la nuit et n’ont apparu, selon l’opinion communément admise, avec pratiquement rien. En fait, quoiqu’ils ne soient pas parvenus à des traités complets, légalement obligatoires qui conduiraient dans une ère de prospérité durable, de réduction carbonique, comme espéré, il y avait des accomplissements significatifs à Copenhague. Pour la première fois, les pays développés et en voie de développement ont reconnu leur responsabilité de restreindre les émissions de gaz à effet de serre et ont convenu du but de limiter la hausse mondiale de température au-dessous de 2 degrés. Et, pour la première fois, les pays ont fait de grands engagements pour financer les efforts d’adaptation et de réduction : 30 milliards de $ pendant les trois ans à venir et 100 milliards de $ par an avant 2020.

Pour le SG, la leçon est que nous ne devrions pas rêver de percées soudaines, ou de sombrer dans le désespoir en absence de progrès immédiat. Nous devons travailler pour nous fonder sur les petites avancées, partout où nous pouvons les faire – en mobilisant, en créant de larges alliances, en construisant des coalitions et en prenant en compte la toile des questions complexes – parce que cela préparera le terrain pour les percées finales.

L’action collective n’a jamais été facile, reconnait l’auteur, mais cela n’a jamais été aussi nécessaire que dans la réalisation des OMD. L’opinion communément admise dira que les cibles des OMD sont simplement inaccessibles. Sur le changement climatique, la pauvreté et d’autres questions, l’opinion communément admise est que l’ONU devrait céder la responsabilité au G20. Pour Moon le G20, isolément, n’est pas la réponse. Malgré le débat vigoureux sur les questions de monnaie et des déséquilibres commerciaux à son sommet à Séoul en novembre, l’unique point d’accord a concerné une question inscrite pour la première fois à l’ordre du jour du G20 : le développement économique. En reconnaissant que le rétablissement mondial dépend des économies émergentes (c’est-à-dire des pays en voie de développement), les leaders du G20 ont embrassé des investissements visant à améliorer la situation des populations les plus vulnérables dans les régions pauvres. C’est pourquoi les leaders du G20 acceptent le besoin de travailler étroitement avec l’ONU. Le G20 et l’ONU trouvent de nouvelles façons de travailler de manière constructive ensemble – pas comme des rivaux, mais comme des associés de plus en plus proches. Et c’est la voie qu’il devrait être.

Selon l’auteur, nous nous trouvons aujourd’hui à un moment également passionnant, non moins critique sur l’avenir de l’humanité. L’ONU doit constamment se recréer. Nous devons nous développer et aller de pair avec un monde rapidement en changement. Nous devons être plus rapides et plus flexibles, efficaces, transparents et responsables. Dans une période d’austérité comme la nôtre, les ressources sont précieuses; nous devons faire le compte de chaque dollar. Les peuples vivent partout dans une anxiété et une crainte croissantes. Il y a la perte presque universelle de confiance aux institutions et aux leaders. Parmi de telle incertitude, notre avenir dépend d’une ONU qui rassemble les pays du monde non seulement pour parler et débattre, mais aussi pour s’accorder et agir; cela passe par la mobilisation de la société civile, des entreprises, des philanthropes et des citoyens ordinaires pour aider les gouvernements du monde à résoudre des problèmes actuels; afin de garantir la paix, le développement, les droits de l’homme et les biens publiques mondiaux.

Dans une autre information similaire, un article du New-York Times a fourni une répartition de la structure actuelle de l’ONU et s’est demandé si l’institution pourrait être reformée pour travailler d’une façon plus intelligente.

Global Development & global challenges

9.Newsweek – Welcome to Welfare 2.0 for the World’s Poor

http://www.newsweek.com/2010/12/27/welfare-for-the-developing-world-s-poor.html

Dans les profondeurs de la crise financière mondiale de 2008-2009, la Chine a abasourdi le monde avec son programme massif de relance économique de $596 milliards, qui a aidé l’Asie à éviter le pire. Une autre des initiatives de Beijing a attiré beaucoup moins d’attention: le tout premier régime complet de retraite qui vise à soulager la pauvreté écrasante dans les campagnes chinoises, soit près des deux tiers de ses 1,4 milliards de personnes qui vivent avec environ 2 $ par jour. L’inscription est volontaire et exige que chaque participant contribue entre 15 $ et 75 $ par an. Vers la fin de 2010, presque un quart des zones rurales de la Chine aura été couverte. Maintenant Beijing travaille pour étendre le programme aux centres urbains aussi.

La Chine n’est pas le seul pays qui pousse son programme d’assistance sociale ces jours. L’Inde, aussi, avec son nouveau régime de retraite veut toucher les 85 millions de personnes âgées du pays. En somme, une étude récente par l’OMS et l’OIT a identifié 72 plans de “pension sociale” différents dans le monde entier consacré aux personnes défavorisées. Si le filet de sécurité est un vocabulaire des pays riches il commence déjà à s’étendre dans le reste du monde.

Dans beaucoup de pays Occidentaux, l’aide sociale traditionnelle et la bureaucratie d’assistance sociale défectueuse sont devenus des gouffres pour les revenus de l’Etat et n’aident pas toujours les plus nécessiteux. Les décideurs politiques dans les pays en voie de développement sont conduit par un impératif ; celui d’apprendre des programmes qui identifie efficacement leurs clients, d’habitude les plus pauvre, les personnes âgées, les malade et les écoliers.

La lutte contre l’inégalité a longtemps été sur le registre des leaders du Tiers-Monde, mais les tentatives ont été sabotées par l’inefficacité, la corruption et les économies stagnantes ou dysfonctionnelles. Maintenant que les économies sont sur une ascension remarquable en Asie, en Amérique Latine et même en Afrique, couplée avec des gouvernements mieux fonctionnels, les régions qui étaient les plus négligées dans le monde ont soudainement les moyens pour s’occuper de leurs populations appauvries.

Cependant, l’échelle du défi est énorme. Les marchés émergents doivent compter seulement sur l’Ouest pour chercher quel modèle éviter. Les dépenses telles les pensions, les allocations chômage, l’assistance sociale et les dépenses des services de santé sont des droits qu’une fois accordés, ont tendance à grandir et il est difficile de faire marche arrière ou de couper pour besoin d’efficience. Regardez juste la situation des réformes sur les retraites en France.

Les programmes d’assistance sociale sont aussi le nid des dettes. C’est pourquoi les pays en voie de développement cherchent à utiliser leurs ressources de façons plus innovatrices. Les gouvernements en Turquie, au Malawi et en Inde ont développé des partenariats avec des sociétés privées pour offrir la micro-assurance contre les désastres afin de protéger les populations rurales et urbaines pauvres. Dans d’autres cas, ce sont des programmes de transfert conditionnel.

Les pays en voie de développement trouvent ainsi ces alternatives efficaces et bon marché. Grâce aux techniques améliorées de recensement des populations, les pays peuvent maintenant définir l’extrême pauvre et mener des interventions sur les communautés les plus indigentes. Le Mexique, le Chili et le Brésil dépensent environ 0,5% de leur PIB pour exécuter leurs programmes. Le Workfare d’Ethiopie, connu comme un filet de sécurité productif, coûte seulement 1,7% du PIB. Fort contrastant, les Etats-Unis dépensent 4,4% du PIB sur l’assistance sociale et 15% sur les seuls services médicaux, tandis que la moyenne de l’Union européenne pour des dépenses sociales est d’environ 18% du PIB.

Beaucoup de pays émergents font face à un autre grand défi en essayent de construire leurs systèmes de protection sociale ; celui de la croissance de la population âgée. En Inde cette croissance de la population âgée est 3 fois supérieure à celle de la population générale. Le Brésil dépense 12% du PIB (autant que le Royaume-Uni) sur les pensionnés. Le fait que les populations de ces pays vieillissent rapidement – dans des nombreux cas plus rapidement que l’Amérique et l’Europe – est en soi une impérative que l’assistance sociale y devienne un droit.

La création des programmes d’assistance sociale à partir de rien ne sera pas facile. Les nouveaux filets de sécurité sont toujours inégaux et modestes, et coexistent avec les programmes d’assistance sociale traditionnels qui imbibent les contribuables et font peu pour aider l’indigent.

10.The Scientist – The Coming Health Crisis

Samuel S. Myers and Aaron Bernstein;

The Coming Health Crisis – The Scientist – Magazine of the Life Sciences

Les effets indirects du changement climatique mondial menacent la santé de centaines de millions de gens.

Le CGD fournit un nouveau document de travail rédigé par Pritchett. sur les pièges de capacité et les mécanismes d’échec de mise en œuvre persistant.

Le gouvernement américain a récemment développé un nouveau site Web en réponse aux appels de la transparence dans l’aide étrangère. Selon le site : « le Tableau de bord de l’aide étrangère fournit une vue d’aide étrangère du gouvernement américain et permet aux utilisateurs d’examiner, faire des recherches et suivre à la trace les investissements de l’aide dans un format standard et compréhensible ».

Bill Easterly ne pouvait pas s’abstenir de faire des remarques sur l’initiative.

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