Chers collègues,

 

Bientôt la fin d’année 2010. L’équipe éditoriale vous adresse les meilleurs vœux de Noël et de Nouvel an. Que 2011 soit pour vous, votre famille et tous vos collaborateurs une année de bonheur et de prospérité pour l’année 2011.

En 2011, la lettre d’information sur les Politiques Internationales de santé voudrait construire avec vous une plateforme interactive. Bien que l’équipe éditoriale fasse une sélection d’articles et de points de vue que nous jugeons intéressants, nous aimerions avoir votre participation plus active à l’élaboration de la Newsletter.

Par conséquent, vous pourriez nous proposer des articles, et surtout réagir au contenu des articles en donnant votre point de vue. Le point de vue du patient qui subit les politiques de santé, celui du professionnel de santé qui doit mettre en œuvre ces politiques, ou celui du décideur qui doit prendre les décisions adaptées au contexte national en tenant compte de la complexité nationale et internationale de la prise de décision en santé.

En écoutant tous ces points de vue, nous souhaitons sortir le débat sur la santé du centre de santé, de l’Hôpital ou du Ministère de la santé pour le rendre public, car la santé et les systèmes de santé sont multidimensionnels, dépendent de plusieurs déterminants – sociaux, environnementaux, économiques…

 

Ces débats thématiques permettraient d’une part d’édifier davantage les membres sur les réalités du terrain par rapport aux politiques internationales de santé et d’autre part, ils permettraient d’élaborer des nouvelles stratégies venant du terrain et qui proposées au niveau international  contribueraient à offrir l’accès universel aux soins pour tous.

 

Bonne lecture

 

Basile Keugoung, Isidore Sieleunou, David Hercot, Kristof Decoster, Josefien Van Olmen, & Wim Van Damme



Global Health

1.Foreign Policy – Is the WHO Becoming Irrelevant?

Jack C. CHOW;http://www.foreignpolicy.com/articles/2010/12/08/is_the_who_becoming_irrelevant?page=full

Chow pense que parmi les nombreuses victimes de l’épidémie du choléra en Haïti, pourrait se retrouver une des plus inattendue: l’Organisation Mondiale de la Santé. Le choléra, comme la plupart des épidémies, exige rapidité, agilité, action et adaptation dans la réponse. Malheureusement, il s’agit de tout ce que l’OMS n’est pas. De plus en plus, l’agence n’arrive plus à correctement se positionner comme défenseur en chef du monde contre les maladies. Dans cet article, l’auteur se pose ainsi la question de savoir si l’OMS garde sa raison d’être.

Selon Chow, l’OMS qui durant 62 années est restée l’agence à qui toutes les questions de santé publique étaient adressées est aujourd’hui un système démodé, sous-financé, et excessivement politisé. Dans un monde où la rapidité dans l’évolution se fait pressante, l’OMS se déplace avec la vitesse d’une bureaucratie. Son assistance aux responsables de santé est trop souvent boiteuse par besoin de consensus. Elle est essentiellement restée un outil de consultation de santé pour les pays en voie de développement, offrant conseils, analyses et bonnes pratiques. Ce service jadis de valeur inestimable est demeuré presque inchangé de nos jours. La stagnation de cette organisation est d’autant plus frappante qu’elle est juxtaposée à un monde de la santé publique qui change aussi rapidement que jamais. Les gouvernements ne sont plus les seuls administrateurs de la santé publique; des nouveaux acteurs à la fois publics et privés entrent dans la danse.

Dans cette nouvelle atmosphère, où ces néo-organismes prennent une part de plus en plus grande des questions de santé à leur propre compte, il devient peu clair quel rôle l’OMS devrait exactement continuer de jouer. Il n’est plus aussi évident quel est l’expertise propre à l’OMS. Son budget s’est de plus en plus réduit ces dernières années, et transformé en financement de projets qui est influencé par les priorités des donateurs, ce qui la fait rentrer dans un piège: celui de servir des intérêts et non de fixer l’ordre du jour de la santé mondiale.

L’agence ne peut pas demeurer sous-financée et à court d’effectifs, luttant avec un système dont l’origine remonte à l’aube de l’ère des antibiotiques. Pour que l’OMS soit rétablie comme première autorité de la santé mondiale, elle a maintenant besoin de se faire une thérapie intensive. Elle pourrait renforcer les capacités de son personnel dans les pays pour fournir les conseils opportuns, précis, et exigibles là où ils sont nécessaires, pas simplement au niveau stratégique et politique, mais également technique et communautaire. Plutôt que de se limiter à conseiller les ministères de la Santé, l’OMS pourrait devenir l’intermédiaire pour les donateurs, facilitant et partageant l’information et les ressources entre les multiples sources. Sur le terrain, elle pourrait offrir son expertise aux ONGs, aux coopérations bilatérales, et même aux entités du secteur privé. Cette réorientation stratégique serait l’occasion de forger des rapports plus solides avec les ONGs qui mettent réellement en application les programmes de santé.

Plutôt que d’être mis hors-jeu par ces nouveaux acteurs de la santé publique, l’OMS gagnerait à les amener sous son aile technique.

2.KFF – India, EU Trade Agreement Will Not Restrict Ability For India Pharmaceutical Firms To Export Generic Drugs, Official Says

http://globalhealth.kff.org/Daily-Reports/2010/December/08/GH-120810-EU-India-Agreement.aspx

L’Inde et l’Union européenne se sont entendus que les accords commerciaux bilatéraux ne vont pas limiter l’exportation de médicaments génériques par l’Inde a souligné un reportage effectué par LiveMint.com. L’Inde est le premier fabricant de médicaments génériques destinés à l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine.

3.Science speaks – Global Fund Round 10: Short on resources for HIV and TB scale-up in sub-Saharan Africa

David Bryden; http://sciencespeaksblog.org/2010/12/03/global-fund-round-10-short-on-resources-for-hiv-and-tb-scale-up-in-sub-saharan-africa/

Quelques nouvelles décevantes ont émergé du Comité Technique d’Examen des Propositions (TRP) du Fonds Mondial de lute contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Seulement 44% des propositions au compte de la lutte contre le VIH ont été approuvées pour le 10ème round. Les propositions des programmes TB et paludisme ont beaucoup mieux réussit, avec respectivement 54% et 79%.

Un certain nombre de pays d’Afrique australe, région ayant les prévalences les plus élevées du VIH ont eu leur proposition rejetée (la liste des propositions admises et rejetées deviendra publique après la réunion du conseil d’administration du FM du 13 – 15 décembre. Ces propositions ont été classifiées en catégorie 3, signifiant que ces pays peuvent resoumettre leur application avec des améliorations pour une future considération. Cependant, il n’est pas très clair pour l’instant de savoir si le FM s’engagera dans des subventions futures supplémentaires vu l’insuffisance des engagements pris lors de la récente rencontre pour la reconstitution du fonds.     

Le TRP a également approuvé 12 propositions axées sur « les populations les plus à risque » pour lesquelles un fonds est réservé. Dans ce cadre, quelques propositions africaines ont été soumises, mais aucune n’a été retenue.

 

L’espoir d’un passage à l’échelle des activités de lutte contre la tuberculose a été anéanti avec le rejet des propositions de plusieurs grands pays endémiques africain et asiatique.

Dans ses commentaires sur les propositions TB, le TRP a indiqué que « nombre de propositions ont péché par manque d’une stratégie globale pour le diagnostic de la TB chez l’enfant ou de la prise en charge des cas pédiatriques ».

 Le TRP du 10ème round, composé de 43 experts, a déclaré qu’il observe des règles strictes pour assurer la conformité de la politique du FM sur l’éthique et le conflit d’intérêt, et sauvegarder leur indépendance.

4.Global public health – Understanding change in global health policy: Ideas, discourse and networks

Andrew Harmer; http://www.informaworld.com/smpp/content~db=all~content=a927606212~frm=abslink

Pour Harmer, les facteurs matériels tels que les sciences économiques ou les ressources humaines sont importants, mais les facteurs idéationnels tels que les idées et les discours jouent aussi un rôle important.

Dans cet article, Harmer applique un cadre théorique bien conçu, développant ses idées à partir de l’analyse constructive pour montrer comment le discours a rendu possible pour les acteurs public et privés le changement fondamental de la façon de travailler ensemble; en évoluant des interactions publique et privée internationales vers un partenariat mondial de santé. Selon l’auteur, en montrant avec précision comment le discours rend le changement possible, ce document tombe à pic dans la contribution du débat à l’heure où l’attention des analystes des politiques de santé se tourne de plus en plus vers des explications idéationnelles pour les réponses aux problèmes de santé mondiale.

5.Financial Times – A prescription for cheaper drugs

http://www.ft.com/cms/s/0/e876c49a-0177-11e0-9b29-00144feab49a.html?ftcamp=rss#axzz17QxFV6d7

Le Burkina Faso a lancé la campagne de vaccination avec le nouveau vaccin contre la méningite A, le MenAfriVac plus efficace et moins cher, développé par le Projet du Vaccin contre la Méningite qui travaille sous Path à Seattle-USA. Ce vaccin sera bientôt mis à la disposition du Mali et du Niger. C’est une première car les progrès de la science étaient jusqu’ici destinés aux pays riches et protégés par des brevets. Les Engagements d’Achats à l’Avance ont permis de réaliser cet exploit. En effet, les pays riches s’engagent à financer le développement d’un médicament ou du vaccin et à récupérer les fonds investis à travers l’achat dudit médicament.

En 2009, 70 000 cas et 4 000 décès de méningite ont été enregistrés dans la région de la ceinture méningitique africaine (du Sénégal à l’Ethiopie).

Le résultat d’aujourd’hui est le fruit d’un partenariat qui a réuni plusieurs Organisations et Fondations et qui a reçu l’aval de l’OMS.

Le même principe sera utilisé pour le vaccin contre le Pneumocoque et la campagne sera lancée cette semaine où il est attendu 1,5 milliard US$ des bailleurs.

6.KFF – Report Examines African Government Funding For Child Development

http://globalhealth.kff.org/Daily-Reports/2010/December/08/GH-120810-African-Child-Report.aspx

La quatrième Conférence Politique Internationale sur le bien être de l’enfant africain (CPI) est un événement biennal majeur visant à promouvoir le dialogue politique en fournissant une plate-forme aux grands penseurs, décideurs, praticiens et militants, afin de leur permettre d’engager et d’interagir de manière positive sur les défis auxquels sont confrontés les enfants en Afrique et le choix politique que les gouvernements pourraient envisager pour promouvoir le bien-être de leur population.

D’après le rapport lancé à Addis Abeba, Ethiopie, à l’ouverture de la conférence, la Tanzanie, le Mozambique et le Niger sont les pays africains qui dépensent le plus pour le bien être de l’enfant en Afrique. Le Soudan, l’Angola et le Burundi forment le peloton de queue.

Le rapport a également examiné quatre secteurs clés qui influencent les enfants en Afrique : la santé, l’éducation, le développement de la petite enfance et la protection sociale. Bien qu’on ait noté durant ces 10 dernières années des progrès encouragement dans la santé de l’enfant dans plusieurs pays africains – avec en prime une augmentation de la couverture vaccinale, une amélioration du statut nutritionnel et une réduction de la mortalité infantile – l’Afrique continue d’investir relativement peu pour la santé de ses enfants. Huit ans après les engagements d’Abuja, seuls 4 pays (Libéria, Rwanda, Tanzanie et Zambie) ont atteint la cible de 15% comme part des dépenses de santé dans le budget du gouvernement. La plupart des pays dépensent seulement entre 4 et 6%.

« La recherche prouve clairement que la richesse d’un pays ne détermine pas le niveau de son engagement dans la budgétisation pour les enfants, mais plutôt la volonté politique », déclare David Mugawe, directeur exécutif de la CIP.

Selon le rapport, le ralentissement économique global a affecté le financement des gouvernements pour les enfants, en favorisant l’augmentation de la malnutrition, de la déscolarisation et de la prostitution dans ce groupe.

En outre, le rapport met en relief les défis du suivi des dépenses publiques vu que dans la majorité des pays africains, le processus manque de transparence et de participation.

7.Child wellbeing in Africa: the true wealth of nations

The Lancet; Full Text

Cet éditorial du Lancet commente le nouveau Rapport Africain sur le Bien-être de l’Enfant 2011 : Budgétiser pour l’Enfant.

La logique du CPI est simple: investir pour les enfants c’est investir pour un futur de paix, stabilité, sécurité, démocratie et développement durable. Parallèlement aux bons discours que formulent les gouvernements sur l’amélioration du bien-être infantile, quel est en pratique leur niveau d’engagement? C’est la question fondamentale posée par le Forum.

Les auteurs du rapport ont utilisé les budgets nationaux comme indicatifs de l’extension réelle à laquelle les gouvernements sont disposés à relier les discours aux actions. Pour évaluer le niveau d’investissement des budgets de l’Etat sur les besoins des enfants, ils ont analysé les dépenses de santé, d’éducation, du développement de la petite enfance et de la protection sociale de 52 pays.

La situation est confuse ; malgré des améliorations encourageantes de la couverture d’immunisation, du statut nutritionnel et de la mortalité infantile dans beaucoup de pays africains pendant les 10 ans passés, l’investissement en santé infantile reste toujours faible à travers la majorité du continent. Seuls 2/3 des pays africains dépensent plus que la somme minimale de US$34 par personne par an telle que recommandée par l’OMS. Rien d’étonnant alors que près de la moitié des pays africains étudiés ont un taux de mortalité infantile plus de deux fois supérieur à l’objectif des OMD.

Le progrès fait par certains des pays les plus pauvres en Afrique, comme le Rwanda, est la preuve positive que l’amélioration du bien-être de l’enfant n’est pas forcément une question de ressources.

8.CGD – Global Health is Development: Why USAID Should Lead the GHI

Nandini Oomman; http://blogs.cgdev.org/globalhealth/2010/12/global-health-is-development-why-usaid-should-lead-the-ghi.php

La pré-parution du document de consultation Quadrennial Diplomacy & Development Review (QDDR) indique que l’initiative mondiale de santé (GHI) sera en fin de compte gérée par l’USAID.

Nandini Oomman pense qu’il est absolument raisonnable que l’USAID conduise le GHI pour plusieurs raisons :

La santé est un élément important de la mission de développement. Le total des programmes de santé pour l’année 2010 est de $7,8 milliards, soit plus de 20% de tout le budget de l’aide extérieure. La Politique du Développement Global du président Obama identifie le GHI comme une initiative de développement clé. Ainsi, la première agence de développement doit avoir la charge de mener l’administration de la plus large initiative de développement.

La santé va au-delà du traitement, de la prévention et de l’amélioration des systèmes de santé. C’est par exemple l’amélioration de la nutrition et l’accès équitable à l’alimentation, l’eau potable et l’hygiène, l’éducation, et l’investissement dans la recherche et les nouvelles technologies. Ce sont des secteurs dans lesquels l’USAID a une longue expérience, et qui doivent être intégrés dans une stratégie qui soutient le GHI.

Le GHI a besoin d’un chef de file – non de trois – pour une meilleure prise de décision et des résultats.

Non Communicable Diseases

9.BMJ (news) – Need to increase focus on non-communicable diseases in global health, says WHO

http://www.bmj.com/content/341/bmj.c7065.full

Selon l’OMS, les gouvernements devraient renforcer la priorité pour les maladies non transmissibles – maladies cardiovasculaires, cancers, diabète, pulmonaires. Les plus grands risques sont le tabac, la mauvaise alimentation, l’inactivité physique et l’alcoolisme. En effet, ces maladies sont responsables de 80 à 85% de la mortalité due aux maladies chroniques et ont de nombreuses conséquences socio-économiques. 25% des décès dus aux maladies non transmissibles surviennent chez les sujets de moins de 60 ans. La prise en charge de ces maladies est onéreuse et celle du cancer entraine souvent des dépenses catastrophiques.

Il est possible de prévenir la plupart de ces maladies. Le secteur privé, les industries alimentaires et brassicoles devraient être impliquées dans la recherche de solutions en mettant l’accent sur des produits de qualité et en réalisant des publicités plus responsables.

10.    Economist – Exuberant promises to raise aid spending are unlikely to be fulfilled

Waylaid; http://www.economist.com/node/17633128

The Economist examine l’aide étrangère de l’Union Européenne (UE).

Au sommet du G8 à Gleneagles en 2005, quand les pays riches ont fait des engagements héroïques pour s’attaquer à la pauvreté en Afrique, les membres de l’UE ont promis d’augmenter leur budget d’aide à 0,56 % du PNB avant 2010 et 0,7 % avant 2015. Mais la plupart des pays manqueront cette cible en 2010. Et avec l’accélération de l’austérité, la cible de 2015 semble désespérément ambitieuse.

L’année dernière la contribution moyenne de l’UE était de 0,42%. L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas ont tous coupé ou planifient de couper leur aide. L’aide de la France ne va probablement pas s’améliorer. La grande exception est la Grande-Bretagne, où le gouvernement de coalition a promis d’atteindre l’objectif de 0,7 % avant 2013 malgré une pression fiscale féroce. Certaines ONGs de développement craignent que l’aide de l’UE ne baisse de 20%. Ils pensent que dans ces conditions, “la bonne” aide telle que le support budgétaire à long terme sera malheureusement celle qui va prendre en premier un coup, tandis que “la mauvaise” comme les pots de vin commerciaux continueront.

Un scepticisme grandissant au sujet de l’efficacité de l’aide conteste cependant l’approche de « plus d’aide est meilleure » de Gleneagles. Certaines des voix les plus critiques sont venues de l’Afrique. L’année dernière “l’Aide Fatale”, un acte d’accusation brutal de l’industrie de l’aide par Dambisa Moyo, est devenu un best-seller. Paul Kagame, le président du Rwanda, a très souvent parlé du besoin de sevrer son pays de l’aide étrangère.

Le mois dernier la Commission européenne a publié un papier sur le développement qui a montré un changement dans la pensée; “L’aide à elle seule ne réussira jamais à tirer les millions de personnes de la pauvreté”. L’accent devrait être sur le soutien des pays à se développer et sortir de la pauvreté en promouvant l’investissement local et “les sources innovatrices de financement”.

Certains craignent que l’objectif de réduire la pauvreté peut être perdu. “La croissance économique seul n’éradiquera pas la pauvreté,” dit Franz Berger de Concord, un groupement d’ONG de développement basé à Bruxelles. “Il dépend de comment les revenus de cette croissance sont redistribués”. D’autres veulent simplement que les pays riches tiennent leurs promesses. Malheureusement, l’aide extérieure est difficilement un gagnant des élections : Angela Merkel en Allemagne en sait quelque chose.

Aid

11.    Canadian aid adrift; A crisis of conscience?

David Black and Molly den Heyer ;

http://www.thebrokeronline.eu/en/Magazine/articles/A-crisis-of-conscience

Dans la nouvelle édition de Broker, un article fait le zoom sur l’aide canadienne.

Black et Den Heyer soulignent que la réputation du Canada sur la qualité, la cohérence et la consistance de ses contributions internationales s’est érodée durant les deux dernières décennies. Ils voient en ça plusieurs raisons :

Un manque de leadership et de direction de politique a mis en péril la capacité à fournir l’aide de haute qualité, malgré une augmentation de la quantité d’aide depuis le début du nouveau millénaire.

Des priorités instables et une préoccupation de la transparence et de répondre d’avantage aux citoyens canadien a approfondi les faiblesses organisationnelles dans l’Agence de Développement Internationale Canadienne.

Face aux changements brusques de priorités du gouvernement actuel et son indifférence relative à la politique d’aide, une importante série d’études et des rapports appelant à la réforme de l’architecture de l’aide canadienne ont été publiés.

 

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