Cette lettre est la traduction de la lettre International Health Policies #87 publiée le 15 octobre et dont la traduction a été retardée suite à notre implication dans l’expérience « talents émergents » dont nous vous parlerons sûrement dans notre prochaine édition.< ?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

 

La volonté politique, une ressource indispensable aux réformes des systèmes de santé … mais rare dans les pays à faible revenu

 

Les systèmes de santé sont complexes et nécessitent une dynamique et une adaptation permanentes du fait des transitions –épidémiologique, démographique, économique, technologiques- qui entrainent des changements des problèmes de santé et les stratégies pour y faire face. Ainsi, les réformes sont indispensables pour adapter les systèmes de santé à ces changements.

Les réformes pourraient avoir des conséquences économiques, politiques ou managériales et nécessiter des interventions qui vont au-delà du seul secteur de la santé. Ainsi, une coordination et une préparation multisectorielle seraient dans ces cas indispensables. Pour créer ce changement, la volonté politique est cruciale. Pas seulement une affirmation dans les discours, mais une réalisation à travers des textes réglementaires et des activités conséquentes.

Ce qui est observé dans la majorité des pays à faible revenu, c’est le statut quo. Les mêmes problèmes persistent depuis des décennies et les mêmes stratégies peu efficaces sont utilisées pour les combattre. A tel point que sur un plan politique, les problèmes de santé responsables de la forte morbidité et mortalité ne représentent plus des problèmes politiques mais des situations normales dont tous les « efforts et sacrifices consentis » n’ont pas permis de les combattre. Il n’est donc pas surprenant que les Objectifs du Millénaire pour le Développement qui s’attaquent à ces problèmes de santé ne soient pas atteints.

Heureusement, le Rwanda, le Burundi, le Ghana sont de beaux exemples où la volonté politique a permis de développer des stratégies pour offrir un accès universel aux services de santé de base. Le Burundi a combiné la gratuité des soins au financement basé sur la performance, tandis que le Rwanda, a combiné le financement basé sur la performance et la mutuelle de santé obligatoire. Le Ghana a pris des mesures pour que l’élargissement de son assiette fiscale (l’augmentation de la TVA) puisse être redistribué via une assurance pour le secteur de la santé.

Il revient aux autres pays d’oser, de permettre aux managers des systèmes de santé de développer de nouveaux modèles qui permettraient sur le plan du financement des systèmes de santé par exemple, de sortir absolument du modèle de recouvrement des coûts de l’Initiative de Bamako, qui est de l’avis de tous les experts le plus mauvais système de financement des soins.

 

Bonne lecture et envoyez vos réactions à [email protected] .

 

Basile Keugoung , Isidore Sieleunou, < ?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" />David Hercot, Kristof Decoster, Josefien Van Olmen, & Wim Van Damme


Global Fund

1. Aidspan – Donor Governments Pledge Record – But Insufficient – Amounts to the Fund

Bernard Rivers;

 http://www.aidspan.org/index.php?issue=131&article=1

 

Plus de 40 pays, ainsi que la Commission européenne, les organisations caritatives, les fondations et les entreprises, ont assisté à New York à une session de promesse de financement du Fonds Mondial présidée par secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Rivers donne un aperçu de ces promesses des donateurs et les compare à celles de la période 2008 – 2010.

Des engagements fermes pour un total de $9,2 milliards ont été pris pour la période 2011-2013. Avec une estimation de  $2,5 milliards supplémentaires qui viendrait de la part des donateurs qui n’ont pas encore pris d’engagement. Le Fonds Mondial estime pouvoir compté sur une contribution totale d’environ $11,7 milliards. C’est 20% de plus que les $9,7 milliards d’il y a trois ans pour la période 2008-2010 ; mais significativement moins que les $13 à 20 milliards que le FM avait demandé.

* Les quatre pays qui se sont le plus engagés (ou ont projetés de le faire) sont les Etats-Unis ($4 milliards, 40% de plus que les trois années précédentes), la France ($1,480 milliards, 20% de plus), l’Allemagne ($822 millions, aucun cha
ngement) et le Japon ($800 millions, 28% de plus).

    * Les trois pays qui ont le plus contribué en terme de pourcentage de leur produit national brut (PNB) sont la Norvège et la France (0,018%) et le Canada (0,013%).

    * Les quatre donateurs principaux dont les engagements se sont le plus accrus comparativement aux trois années précédentes sont la Finlande (100% d’accroissement), l’Australie (56% d’accroissement), les Etats-Unis (40% d’accroissement) et le Japon (28% d’accroissement).

    * Les autres donateurs importants des années précédentes qui n’ont pris jusqu’ici aucun engagement pour 2011-2013 sont l’Espagne ($600 millions pendant les trois années précédentes), l’Italie ($541 millions), la Suède ($269 millions), l’Irlande ($98 millions), et la Belgique ($56 millions).

    * L’engagement de $4 milliards par les Etats-Unis est le plus grand engagement jamais pris au Fonds Mondial.

    * Les promesses de la Russie ($60 millions) et de la Chine ($14 millions) sont de loin inférieures à ce que le FM espérait.

 

2. The Global Fund: a bleak future ahead

The Lancet ; Full Text

La déception au sujet de la reconstitution des fonds du Fonds Mondial est également évidente à travers cet éditorial du Lancet. Particulièrement, la minuscule contribution de la Chine ($14 millions) et de la Russie ($60 millions) est pointée du doigt. Ce sont des pays avec de nouvelle richesse construite sur le commerce mondial, pourtant tous deux ont rejeté des solutions qui s’appuient sur le multilatéralisme pour résoudre les problèmes du monde.

L’insuffisance de financement reflète ainsi partiellement les effets de la crise financière mondiale, mais plus encore, il représente un échec collectif de la coopération internationale au moment où le monde a le plus besoin de la solidarité mondiale. Cette fâcheuse situation auquel fait face le FM présage donc des jours mauvais pour d’autres problèmes de santé qui exigent des solutions multilatérales.

De plus, pourquoi ce silence assourdissant de l’OMS? Quand on sait que ceux proches des discussions au sujet de la Reconstitution des Fonds du FM ont souvent exprimé leur surprise et tristesse en relevant que l’OMS a joué peu de rôle dans la motivation de l’engagement des donateurs au FM, percevant la contribution à ce dernier comme de l’argent n’allant pas à l’OMS. Aux échecs multilatéraux, s’ajoute ainsi des échecs dans la gouvernance mondiale de la santé.

 

3. Irin news – HIV/AIDS: Global Fund looks to private sector to fill funding gap

http://www.irinnews.org/report.aspx?ReportID=90765

Avec une insuffisance d’au moins US$1 milliard, le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme se tourne vers le secteur privé pour combler ce manque de financement.

À une conférence le 12 octobre dernier sur le rôle du business dans la santé à Johannesburg en Afrique du Sud, les membres du conseil et du secrétariat du FM ont indiqué que les contributions du secteur privé étaient devenues de plus en plus importantes pendant que ses donateurs historiques – gouvernements – évitaient le mécanisme de financement global de santé.

« Dans ce nouveau contexte où nous avons un accroissement de financement des gouvernements, sachant que ces gouvernements sont sous pression, c’est exactement en ce moment que le secteur privé doit intensifier » a déclaré David Hayward Evans, directeur d’équipe du secteur privé du FM.  

Lors de la dernière conférence de reconstitution des fonds du FM le 5 octobre dernier à New York, la contribution du secteur privé n’a représenté que 3% des promesses totales. Actuellement, le secteur du business peut soutenir le FM de plusieurs manières, y compris des donations en espèces, l’assistance technique des pays, l’exécution des programmes financés par le FM à travers la formation et le renforcement des capacités, ou en agissant en tant que fournisseur de services.

Quelques exemples réussis d’un tel partenariat comprennent, la formation à la gestion financière des bénéficiaires du FM par la Standard Bank et la distribution des moustiquaires par la chaîne de Fast-Food Sud – Africain Nando, mais il y a des indications que le secteur privé est moins vif pour apporter des contributions financières.

Parmi les principales inquiétudes des compagnies dans ce partenariat avec le FM, on peut noter la peur par celles-ci d’être vus comme un pot d’argent, les conflits d’intérêt potentiels et la considération du FM comme une émanation des gouvernements et de ce fait excessivement bureaucratique.

Financing

4. Lancet – Universal access to malaria medicines: innovation in financing and delivery

Olusoji Adeyi, Rifat Atun; http://www.lancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(10)61189-0/fulltext

Adeyi et Atun s’attardent sur le mécanisme de financement innovant pour la facilité de médicaments antipaludéens à des prix abordables (AMFm)

L’AMFm a pour objectif d’élargir l’accès aux combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA) pour combattre le paludisme, et ainsi sauver des vies et réduire l’utilisation de traitements inappropriés. Ce mécanisme cherche aussi, par un meilleur accès aux CTA (en réduisant les prix aux consommateurs à un niveau abordable grâce à une négociation des prix et à un système de prix subventionné) et un retrait des monothérapies à base d’artémisinine du marché, à retarder la résistance au principe pharmaceutique actif qu’est l’artémisinine.

Le Fonds mondial, en tant qu’administrateur et gestionnaire de l’AMFm, a négocié avec les laboratoires pharmaceutiques une diminution du prix des CTA sous réserve que le prix de vente soit identique pour les acheteurs en première ligne des secteurs privé et public.

Les auteurs pensent que ce mécanisme a le potentiel de transformer la façon dont l’accès universel aux nouvelles molécules contre le paludisme et des technologies semblables est financé. Car pour eux, l’approche traditionnelle de l’aide au développement pour la lutte contre contre le paludisme, qui achemine la plupart des ressources par le seul canal du secteur public, ne permettra pas d’atteindre l’OMD 6 de l’accès universel au traitement du paludisme d’ici 2015.

 

Les participants à une session spéciale au sommet mondial de la santé sur « les mécanismes de financement innovateurs » ont convenu qu’il est essentiel de détacher les ficelles du porte-monnaie des gouvernements, des sociétés et des individus afin de financer de manière significative les programmes de santé mondiale. Cependant, ils n’étaient pas très enchantés par certains des mécanismes de financement innovateurs suggérés, tels que : un impôt sur l’«excès de bénéfices » des banques et des multinationales qui font énormément de profit ; un impôt «Robin des Bois» de 0,005% sur toutes les transactions financières; un lourd impôt de « pénalité » sur le tabac et l’alcool; ou le nouvel impôt « divertissement » sur les vols en avion, les films, les sports et d’autres billets de divertissement.

 

Cependant, il est évident que nous devons faire quelque chose. Andrew Harmer explore un autre mécanisme de financement innovateur dans le blog du global health policy : un fond social mondial de protection de la santé. C’est un mécanisme visant à fournir un financement récurrent, pour faire face aux menaces persistantes pour la santé. Il se fonde sur les droits et devoirs des états, et est basé sur les besoins des potentiels bénéficiaires. Harmer a ses doutes.

 

5. KFF – World Bank, IMF Discuss Development Funds At Annual Meeting

http://globalhealth.kff.org/Daily-Reports/2010/October/11/GH-101110-World-Bank-IMF-Meetings.aspx

L’Association Internationale de Développement (IDA) de la Banque Mondiale sollicite de la part des gouvernements occidentaux de nouvelles ressources pour lutter adéquatement contre la pauvreté globale,  a déclaré le Président Robert Zoellick de la Banque Mondiale au cours des réunions annuelles de la Banque et du Fonds Monétaire International tenues samedi dernier à Washington D.C., rapporte le Guardian, qui précise aussi que l’IDA « fournit des prêts souples et des concessions aux 79 pays les plus pauvres ».

Zoellick a affirmé que si les donateurs ne fournissent pas assez de f
onds, cela pourrait « compromettre » les efforts d’atteinte des OMD.

Le patron de la BM relève qu’un effort soutenu et robuste pour collecter des fonds pourrait aider à immuniser 200 millions d’enfants supplémentaires, à étendre des services de santé à 30 millions de personnes en plus, à construire 80.000 kilomètres de routes, et rails et à recruter plus de 2 millions d’enseignants supplémentaires, rapporte Reuters.

 

En réponse à la question de savoir « si les donateurs devraient taxer les transactions financières pour aider à mobiliser des fonds pour les pays pauvres, » Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, a dit ne pas trop compter sur une pareille idée, car une telle étape pourrait prendre beaucoup de temps et mettre en retard les interventions, rapporte Reuters.

Diseases

6. TDR – New African-led health R&D network launched to increase innovation and access to medicines

http://apps.who.int/tdr/svc/news-events/news/andi-eca-initiative

La Commission Economique des Nations-Unies pour l’Afrique et l’OMS a lancé le 8 octobre 2010 à Addis Abéba une initiative, le ‘Réseau Africain pour le Développement des Médicaments et Laboratoires’ pour promouvoir et le développement des médicaments afin de couvrir le besoin des populations. Cette Agence contribuera au renforcement des capacités du continent et à la connexion de l’innovation biomédicale au développement et à la santé publique. Ses buts sont :

         Renforcer la recherche et la collaboration entre les Institutions et les pays africains

         Favoriser le partenariat public-privé en Afrique pour appuyer le développement de nouveaux médicaux et produits médicaux

         Générer et gérer la propriété intellectuelle et explorer les mécanismes innovatifs pour encourager la recherche locale y compris dans le domaine de la médecine traditionnelle

         Promouvoir la pérennité économique à long terme

L’Agence lancera très prochainement un appel à candidature pour les projets de recherche.

Close

In sub-Saharan Africa, the burden of HIV infection falls largely on women, who represent about 60% of all people living with the infection in the region.1 Young women are at particular risk; in some areas the prevalence of infection in women aged 15–24 years is nearly three times that of young men. This heightened vulnerability is driven by social, economic, and cultural factors that include transactional partnerships with older men, who are more likely to be infected.1,2 In gender-inequitable and transactional sexual relationships, decisions about behavioural change and condom use are mainly controlled by men and thus, prevention approaches have not greatly reduced the risk of HIV infection for young women in sub-Saharan Africa.

 

 

 

 

 

7. Reuters –Analysis: Polio nearly wiped out but risk of failure high

http://www.reuters.com/article/idUSTRE69C3VP20101013?pageNumber=1

L’éradication de la polio est proche mais les experts s’inquiètent d’un haut risque d’échec qui aurait des conséquences sur la confiance du public et des politiciens sur les batailles en santé bien au-delà de la poliomyélite. Les experts de la vaccination pensent que l’échec de l’éradication de la polio freinerait d’autres initiatives pour la vaccination, et de ce fait cette éradicat
ion doit être obligatoirement atteinte. Les bailleurs ont une certaine fatigue des projets de santé et si l’objectif d’éradication de la polio n’est pas atteint, cette situation ne va que s’empirer.

Depuis janvier 2010, 706 cas de polio ont été notifiés (1126 cas en 2009) dont près de 2/3 dans les pays non endémiques tel que l’Angola indemne de polio depuis 7 ans et qui représente aujourd’hui une menace pour les pays frontaliers. Conduire des campagnes de masse d’urgence pour faire face à cette menace est difficile en ce moment de réduction des budgets. Il y a un déficit de 810 million $ pour couvrir les dépenses de l’Initiative Globale d’Eradication de la Polio pour la période 2010-2012.

Global Health

8. HP&P – Health systems strengthening: a common classification and framework for investment analysis

George Sakarashivili et al. ; http://heapol.oxfordjournals.org/content/early/2010/10/14/heapol.czq053.full

 

L’augmentation  significative de l’investissement des donateurs dans le renforcement des systèmes de santé (HSS), et l’application des mécanismes d’harmonisation pour conjointement acheminer les ressources des donateurs dans les pays bénéficiaires, rendent nécessaire le développement d’un cadre commun pour suivre les dépenses des donateurs dans le HSS. Un tel cadre permettrait une analyse comparative des contributions des donateurs pour le renforcement des aspects spécifiques du système de santé des pays dans un environnement de HSS soutenu par de multiples donateurs. Quatre pré-requis nécessaires sont exigés pour développer un tel cadre : (i) harmonisation de la compréhension conceptuelle et opérationnelle de ce qui constitue le HSS ; (ii) développement d’un ensemble commun de critères pour définir les dépenses de santé contribuant au HSS ; (iii) développement d’un système de classification commun de HSS ; et (iv) harmonisation du HSS selon les programmes et de données financières de manière à rendre possible des analyses comparatives entre les agences. Les auteurs construisent leur analyse sur les aspects sus-décrits et proposent un cadre pour suivre les investissements des donateurs dans le HSS, et considèrent ce cadre comme un point de départ pour d’autres discussions visant à développer une approche consensuelle.

9. Putting patients above politics

Tido von Schoen-Angerer ; Full Text

MSF réagi à l’article de Richard Horton dans le Lancet qui stipulait que les critiques sur la politique de santé mondiale des Etats-Unis auraient des conséquences sur les élections de novembre. Les critiques de MSF, – qui prend en charge des patients atteints du VIH/SIDA dans plus de 20 pays, sur la politique américaine sont liées aux conséquences cliniques potentielles des réductions du budget et à l’opposition à appliquer les directives de  prise en charge de l’OMS et non au jeu politique qui est impliqué. En effet, des études ont montré à Haïti et au Lesotho que  la prise précoce de la thérapie contre le SIDA réduit le taux de mortalité et l’incidence de la tuberculose, les hospitalisations et les perdus de vue. En Europe et aux Etats-Unis, l’initiation précoce du traitement est la norme en raison des bénéfices obtenus.

Il y a des possibilités pour changer cette politique qui restreint l’accès aux personnes nécessiteuses.

 

10.    JLME – Why the West is perceived as being unworthy of cooperation

Gorik Ooms; http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1748-720X.2010.00514.x/abstract

Gorik Ooms explique dans cet article que les pays riches sont perçus comme étant indigne dans la coopération car ils ne se sentent pas responsables des droits de l’homme pour le reste du monde. Il propose un changement de responsabilité et l’introduction d’un niveau de justice social globale. La justice sociale est actuellement essentiellement limitée au niveau national mais la globalisation
que notre société est en train de vivre crée une responsabilité u niveau global qu’il faudra développer. La création d’un fonds mondial de la santé pourrait être un outil répondant à ce nouveau besoin.

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