From the Nationol Post, Canada – The unconscionable Global toll of death during childbirth

auteur : Keith Martin

Traduction par George Ngufor Fotoh

Une femme meurt chaque minute de chaque jour lors de l’accouchement. Le chiffre est énorme : 530 000 femmes enceintes périssent par an dont 95% dans les pays en développement. Il est à noter que 80% de ces décès maternels résultent de cinq causes entièrement évitables ou susceptible d’être soignés . Pour chaque décès, des dizaines de femmes subissent des lésions déformatrices à vie et irréversibles.

Le gouvernement canadien vient d’annoncer la prise en compte de la santé maternelle et infantile dans l’ordre du jour du sommet du G8 qui se tiendra à Ontario en été prochain. Il s’agit d’une annonce heureuse, mais le sommet ne doit pas être juste un autre document de passe-passe et d’optimisme. Les leaders doivent annoncer un plan d’action global visant à réduire mortalité infantile et maternelle.

Que doit-on inclure dans le plan d’action ?

En été dernier, à la pré-conférence du G8 sur la Santé Internationale à Rome, les députés de partout dans le monde ont développé un plan concret pour réduire la mortalité maternelle dénommé, « Les investissements stratégiques en temps de crise. » Celui-ci a été remis aux leaders de G8 et G20 lors de leur réunion quelques jours plu tard. Le plan faisait appel aux investissements stratégiques en vue d’accès aux soins de santé primaires : services de chirurgie de base, les médicaments, un large spectre d’options en planification familiale, les moyes de diagnostic, nutrition adéquate, eau potable, énergie, et plus important, un personnel de santé formé.

Du point de vue économique, chaque dollar investi dans les soins maternels primaires réduit les coûts des soins de santé par $4 et les coûts sociaux par environ $30. Malgré cela il y a eu une tendance des gouvernements, des organisations d’aide international et des ONG de se focaliser sur les maladies spécifiques. Ceci peur effectivement faire du mal à la santé globale d’une population car il détourne les ressources du système de soins primaires.

Un renforcement effectif des capacités et les ressources humaines – tous deux les briques et le mortier constituent la clé pour sauver les vies. Une façon d’accomplir ceci c’est de financer nos universités, nos institutions supérieures, nos associations professionnelles et organisations non gouvernementales pour constituer les partenariats avec les institutions dans le monde en développement afin qu’ils puissent « former les formateurs » dans les pays au plus grand besoin. Les départements d’ingénierie pourraient aider à former les ingénieurs et les hydrologues ; les départements médicaux pourraient former les médecins, les infirmiers et les laïques en gestes de base pour la prise en charge sanitaire ; Les écoles de gestion pourraient former les gens en gestion afin que les atouts d’un système de santé soient utilisés efficacement.

Un plan d’action pour réduire la mortalité maternelle a été donné aux leaders du G8 et G20 qui se sont réunis en Italie l’année dernière. Ils peuvent l’utiliser comme modèle pour mobiliser les nations les plus fortes du monde lors de leur réunion à Ontario en été prochain afin de mettre fin à cette tragédie globale.

Il est temps d’arrêter cette catastrophe humaine. Il est temps pour l’action.

Le Dr Keith Martin est un médecin et député libéral qui a présidé le comité de rédaction à la Conférence internationale des députés du G8 tenue à Rome en 2009, conférence qui a élaboré un plan d’action pour réduire la mortalité maternelle et infantile. Il a développé aussi les Centres pour la santé et l’Initiative de Développement international qui assurera le lien entre les aptitudes de renforcement des capacités des universités de l’Amérique du Nord et les besoins des institutions dans les pays à faible revenu.


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