Chers Collègues,

Cette semaine, j’ai le plaisir de partager avec vous une lettre rédigée en grande partie par notre collègue George Ngufor Fotoh. Merci à lui d’avoir accepter de nous aider dans cette tâche un peu folle de vous fournir chaque semaine quelques résumés en Français. Nous aimerions avoir votre avis pour les résumés plus long si vous préférez les introduire dans la lettre, même si elle devient très longue, si nous les joignons en document attaché ou si nous les publions sur le blog et vous donnons le lien.

Bonne lecture

David Hercot

La sélection a été réalisée avec l’appui de Kristof Decoster, Josefien Van Olmen, Wim Van Damme et Peter S. Hill


Health System Strengthening

1.  Huffington Post  – GAVI: A time to celebrate… and reinvest

Orin Levine; http://www.huffingtonpost.com

Dr. Orlin Levine, Directeur exécutif du  centre International d’accès aux vaccins, à l’Université Johns Hopkins a contribué au lancement de GAVI. Le Global Alliance for Vaccine and immunisation est née il y a dix ans suite à un engagement lors du World Economic Forum 2000. à Davos, Suisse.

Il plaide pour un soutien accru au GAVI au vu des défis qu’il doit relever pour la vaccination. Il oublie cependant de mentionner les efforts récents de GAVI pour financer les systèmes de santé tel que décrit dans l’article de Galichet présenté dans notre lettre #46-5.

 

En 1996 l’auteur a aidé l’OMS et le Children’s Vaccine Initiative à créer le premier agenda pour accélérer  l’introduction des vaccins HIb et Pneumocoques. Ce travail a été financé avec $5 millions pendant 5 ans de l’USAID.  En 2000, nous avons reçu un financement de  $750 millions de la Fondation de Bill & Melinda Gates; ce qui nous a amené à rêver en grand et permis d’agir grand au cours des dix dernières années.

Comme critique ; nous reconnaissons n’avoir pas pu effectués quelques ambitions tel que fixer les prix des vaccins. Par exemple : au début, il s’agissait de baisser les prix des vaccins DTP-HepB-Hib dans les pays les plus pauvres du monde en quelque années, mais cela n’a pas été le cas.  En 2010, nous espérons réaliser cette promesse malgré les difficultés.

Vu sont succès, GAVI fait face actuellement aux plus grandes opportunités (produire les vaccins contre la diarrhée et la pneumonie) et aussi à de grands défis (un financement additionnels annuel à rassembler de $500 millions). Premièrement, nos sponsors traditionnels doivent augmenter leurs financements ; ensuite, nos sponsors du secteur privé tel que les industries fabriquant des vaccins doivent également contribuer à leur façon et finalement, les pays en développement qui par leur financement propre vont compléter le gap de financement.

Nous avons sauvé beaucoup de vies au cours des dix dernières années et nous voulons faire plus durant les dix prochaines années. Nous  comptons  sur nos sponsors et mêmes sur vous pour réaliser ce rêve. Réfléchissez y et envoyer vos encouragements via Twitter à Bill Gates, John Kerry et Dick Lugar.

           

2.  AfGH – Civil Society Organisations’ Comments on the Proposed Joint Platform for Health Systems Strengthening

AFGH ; http://AFGH

Dans une déclaration publique, les organisations de la société civile commentent la possible plateforme pour le renforcement des systèmes de santé qui devrait permettre à la banque mondiale, l’alliance « GAVI » et le fonds mondiale (GFATM) de se coordonner. Retrouvez leur déclaration en cinq points ici en Français.

Le 2 mars, AFGH organise à Bruxelles une conférence qui examinera le rôle de l’Europe dans l’atteinte du droit à la santé par les OMD relatifs à la santé.

3. National Post – The unconscionable global toll of death during childbirth

Keith Martin ; http://www.nationalpost.com/

Un parlementaire Canadien commente le souhait du Canada de mettre la survie des mères et des enfants à l’agenda du prochain G8.  voir lettre #50. Vous pouvez lire l’article traduit en Français et y réagir ici. Êtes-vous d’accord avec son approche : « Donnons de l’argent à nos experts Canadiens pour qu’ils aillent former les experts dans les pays qui ne progressent pas sur l’OMD 5 ? » Est-ce la le besoin que vous ressentez. Réagissez sur notre blog.

US Global Health Policy

4. KFF – Obama’s FY 2011 Budget Gives Global Health Funding Boost

http://globalhealth.kff.org/

La requête budgétaire du Président Obama pour l’année 2011 se situe à $9.6 milliard soit une augmentation d’environ 8% pour la Santé globale. Les inquiétudes des scientifiques concernant des réductions budgétaires importantes  ont été calmées par l’action du Président Obama visant à couvrir la Santé Globale.

Dans son analyse préliminaire, Jennifer Kates, un vice président de Kaiser Family Foundation qui se spécialise en Politique sanitaire, a identifié les domaines clés bénéficiaires des augmentations. Il s’agit de : la Santé maternelle et infantile, le Paludisme, le planning familial et les Maladies Tropicales Négligées. Le financement pour la lutte contre le VIH semble augmenter mais moins rapidement qu’à l’époque de l’administration Bush qui avait créé le PEPFAR.

Ce draft budgétaire montre que le PEPFAR qui reçoit l’argent pour le VIH, la Tuberculose et le Paludisme aura une augmentation à près de $7 milliard. Le Département de l’Etat et USAID aurait $680 million pour les programmes du Paludisme, plus des $585 million en 2010. La santé maternelle et infantile aurait $700 million, plus que les $474 million de 2010. Le montant prévu pour le Planning Familial passerait de $525 million à $590 million. Les $1 milliard exigé pour le Global Fund est moins que le montant de l’année passée, mais reste à $100 million supérieur au budget demandé l’année passée.

Le draft de budget a été accompagné par la présentation d’une série de cibles ambitieuses à atteindre en 2014, y compris 1.6 million de personnes à inclure pour le traitement du VIH/SIDA. La prévalence du Paludisme serait réduite de 50 pourcent, et le nombre de décès maternel et infantile des moins de 5 ans serait réduit.

Le budget comprend aussi un doublement du financement de la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées qui passe de $65 million à $155 million, selon le rapport Reuters. Plus de un milliard de personnes soit un sixième de la population du monde souffrent d’une ou plusieurs maladie tropicale négligée selon l’OMS.

Au total, l’administration Obama a demandé $52.8 milliard pour le Département d’Etat et USAID pour l’année fiscale 2011.

5. CGD – U.S. Global Health Initiative: An Opportunity to Provide Short (and Useful) Comments on a Tall Order

Nandini Oomman ;
http://bit.ly/cWXSwT

Oomman commente le nouveau budget de la maison blanche. Via le CGD, c’est aussi une opportunité unique de donner votre avis sur l’initiative américaine pour la santé mondiale :

La présentation hier, du budget de l’année 2011 de la Maison Blanche et simultanément la livraison d’un draft de consultation de l’Initiative Globale pour la Santé (IGS) par le Département d’Etat signale un engagement fort et un plan d’action en évolution de l’administration Obama pour l’engagement global de santé en 2011 et au-delà.

Engagement pour le financement : Mettant $9.6 milliards en perspective

Avec les $9.6 Milliards demandé pour la santé globale en 2011 l’administration Obama est entrain d’accroitre son engagement financier pour la santé globale, en dépit des nombreuses priorités domestiques concurrentes dans le budget 2011. Cela signifie quelque chose concernant la volonté de cette administration de poursuivre la très bonne tendance que le Président Bush à mise en place avec PEPFAR en 2003. Un coup d’œil au graphique (avec un coup de chapeau à Jen Kates et son équipe de la Kaiser Family Foundation qui l’a produit tout chaud de son imprimerie !) ci-dessous qui montre un accroissement plus qu’au quintuple du financement des USA pour la santé globale de 2001 à 2011.

La plus grande parti (près de $7M pour PEPFAR, y compris $1M pour le Fond global) du financement est destiné au VIH (les détails du budget pour la santé globale peut se trouver ici) mais l’IGS est entrain de fixer pour elle-même une série de but de santé globale, ce qui la rend plus ambitieux que PEPFAR, et potentiellement plus sensible à un éventail de priorités de santé globale dans les pays de plus grand besoin.

Les cibles ambitieuses

La stratégie en draft est ambitieuse, pour utiliser l’adjectif propre de l’administration pour ses cibles : « Nous avons fixé des cibles ambitieuses pour inspirer un effort intense. Pendant que les objectifs spécifiques seront fixés au niveau pays, il est attendu que IGS puissent atteindre les buts agrégés suivant au moment où l’on pourra mesurer la performance en 2015. » Les détails complets de ces cibles et leurs cadrage spécifiques en temps peuvent se trouver en Annexe A de la stratégie en draft (pages 12 et 13) mais quelques signaux forts des cibles et des buts de cette stratégie sont listés ci-dessous comme photographie instantanée des défis futurs :

VIH/SIDA : PEPFAR va : (1) soutenir la prévention de plus de 12 million de nouvelles infections à VIH ; (2) pouvoir en soutient direct pour plus de 4 million de personnes sous traitement ;  et (3) soutenir les soins pour plus de 12 million de personnes, y compris 5 million d’orphelins et enfants vulnérables.

Paludisme : Réduire le fardeau de paludisme de 50 pourcent pour 450 million de personnes, représentant 70% de la population à risque en Afrique. Cet effort va inclure l’expansion de la lutte contre le paludisme au Nigeria et en République Démocratique de Congo.

Tuberculose (TB): Sauver environ 1.3 million de vies en réduisant la prévalence de TB de 50%. Ceci va impliquer le traitement de 2.6 million de nouveau cas de TB et 57.200 cas de TB multi résistant aux médicaments (MDR).

Santé  Maternelle : Sauver la vie à environ 360.000  de femmes en réduisant la mortalité maternelle de 30 pourcent à travers les pays assistés.

Santé de l’enfant : Sauver la vie à environ 3 million d’enfants y compris des nouveau-nés en réduisant le taux de  mortalité des moins de 5 ans de 35 pourcent à travers les pays assistés.

Nutrition : Réduire la sous-nutrition infantile  de 30 pourcent à travers les pays à insécurité alimentaire conjointement avec le Feed the Future Initiative du président.

Planning familial et la Santé de Reproduction : prévenir 54 million de grossesses non assistés. Ceci sera accompli en atteignant un taux de prévalence contraceptive moderne de 35 pourcent  à travers les pays assistés, reflétant ainsi 2 pourcent de point d’accroissement annuel et réduire à 20 pourcent le nombre de premier accouchement par les femmes de moins de 18 ans.

Maladies Tropicales Négligées (MTN): Réduire la prévalence de 7 MTN de 50 pourcent au sein de 70 pourcent de la population affectée, contribuant à : (1) l’élimination de l’onchocercose en Amérique latine d’ici 2016 ; (2) l’élimination globale de la filariose lymphatique d’ici 2017 ; et (3) l’élimination de la lèpre.

Votre opportunité d’influencer une initiative majeure d’assistance étrangère des USA

Voici un ordre de grande taille et l’administration a besoin de votre assistance pour réfléchir sur les problématiques de mise en œuvre et mesure des résultats pour le succès. Par exemple, ces cibles sont-elles les bonnes mesures du succès ? Plusieurs parmi nous ont critiqué PEPFAR pour s’être focalisé à compter les nombres traités et les nombres pris en charge plutôt que sur les réductions en cas de décès  par VIH et la réduction en nouvelles infections dans une population donnée. Alors en quoi ces cibles sont-elles différentes ? Dans un processus participatif rafraichissant, cette administration fait appel à vos commentaires sur le draft de la stratégie de l’Initiative Globale pour la Santé. Mes collègues au CGD et moi feront les commentaires sur les spécificités de l’IGS au fur et à mesure que nous digérons ces différentes composantes. Envoyez vos commentaires utiles et pratiques (lisez au mieux pour rester loin de presser pour plus d’argent dans le climat économique actuel !) à [email protected] d’ici le 22 février. Voyons ce que c’est et combien nous pouvons faire avec les milliards que nous avons pour la santé globale. C’est une opportunité de contribuer à l’élaboration d’un programme majeur d’assistance étrangère des USA, alors essayons de l’avoir correct – c’est-à-dire atteindre les cibles fixés (relative aux besoins par pays et au budget disponible) et étant capable de mesurer ces cibles et démontrer le succès. Et si vous êtes inspiré et vous voulez que nos lecteurs de partout dans le monde sachent ce que vous avez partagez avec le gouvernement des USA, sentez vous libre de nous poster vos commentaires.

6.  WSJ – War on AIDS Hangs in Balance as U.S. Curbs Help for Africa

http://online.wsj.com/

KAMPALA, Uganda  — Ninsiima Agatha, une mère de deux âgée de 20 ans arrive dans une clinique de santé ici il y a un mois, malade et désespérée de sauver elle-même et ses deux enfants. Elle venait de découvrir que sont mari est VIH positif et elle aussi a été contaminée. Il fallait qu’elle ait rapidement les médicaments pour éviter de contaminer sont dernier enfant qu’elle allaitait. Malheureusement pour elle, il n y avait plus de médicament pour elle alors que sont mari était déjà sous traitement ailleurs. La clinique avait complété son nombre de patients selon son contrat avec le gouvernement des Etat Unis d l’Amérique (EUA).  

De plus en plus il est difficile de prévenir les nouveaux cas d’infection malgré tous les efforts de lutte contre le SIDA par les EUA dans les pays en développement. La prévalence
qui avait baissé de 20% à 5% est entrain de grimper une fois de plus à 7%  en Uganda. Les femmes ont moins peur du SIDA que les grossesses non-désirés et d’autres pensent  que les médicaments  guérissent, ce qui explique le laxisme qui est observé.  Le défi est grand, 33.4millions de la population du monde est VIH+, plus seront contaminés et aurons besoin des ARV pour vivre et par conséquent  la demande des ARV va augmenter.

Les cliniques en Uganda sont débordées, malgré les promesses faites pour mettre les ARV à la disposition des malades ; on est obligé de renvoyer les patients. Ninsiima Agatha ne trouve pas une clinique qui peut la prendre en charge, sa première fille est décédée et il faut éviter que l’autre soit contaminée.

Certain patients sont obligés de partager leurs ARV avec les autres, ce qui peut provoquer des résistances. « Pas de médicaments, pas d’espoir ! » a dit jack Norman. « Les gens ne se font plus dépister et ainsi assure la propagation de la maladie ». D’autre ne veulent  mêmes pas se faire dépister parce qu’ils ne veulent pas êtres déprimés.

Health Financing

7. IEG Do Health Sector-Wide Approaches Achieve Results?

Denise Vaillancourt ; http://bit.ly/cVdipD (PDF 132 p 894 Kb)

Ce document présenté par le groupe indépendant d’évaluation de la Banque Mondiale analyse si les SWAP dans le secteur santé ont atteint les objectifs qu’ils s’étaient fixés. Ils suggèrent que l’adoption d’un SWAP n’est pas une garanti de succès et que quatre conditions doivent être remplies pour accroitre les chances de succès.

Ci-joint la traduction complète du résumé exécutif.

Access to Medicine

8. Working group on Access to Medicine kicks off at European Parliament

David Hammerstein ; http://www.davidhammerstein.com/

Sous la présidence de David Martin, député travailliste MPE et sous le parrainage de Médecins sans Frontières, pour la première fois le parlement Européen aura un groupe de travail actif et visible sur la promotion de l’accès global aux médicaments.  Des députés importants de tous les groupes politiques majeurs étaient présents à l’ouverture.

Dans son discours d’ouverture le président du nouveau groupe de travail, David Martin a critiqué la politique de l’UE en ce qui concerne la négociation des accords de commerce libre  qui impose les limitations sur l’accès aux médicaments génériques et construit des barrières au transfert de connaissance et de technologie médicale. Il a été spécialement critique du nouvel accord proposé entre UE et l’Inde qui pourrait avoir des conséquences lointaines considérant le rôle majeur de l’Inde dans le marché de médicaments génériques à travers le monde entier.

Ce groupe de travail sera constitué des parlementaires et des représentants des ONGs. Il se réunira périodiquement pour étudier et influencer le programme législatif et commercial de l’Union Européenne.

A l’inauguration du groupe de travail au quelle plus de 100 personnes ont assisté, le représentant de la Transatlantic Consumer Dialogue (TACD) a pris la parole pour exprimer l’appui pour les buts du groupe de travail tout en déclarant que « l’UE doit cesser la contradiction du rhétorique qui soutient les objectifs nobles et globaux de santé alors qu’ en même temps   il défend les positions des grandes industries pharmaceutiques au sein des institutions internationales telle que l’Organisation Mondiale de la Santé. Il semble que la main gauche de la Commission Européenne, santé et développement, ne sait pas ce que la main droite, programme d’échange et de commerce, est entrain de faire. Il y a un besoin urgent pour un débat ouvert sur une politique de propriété intellectuelle juste et cohérèrent »


Go to archiveGo to homepage

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Please fill in the below * Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.