Chers Collègues,

Le 9 décembre, le Rwanda a lancé à son tour sa « Campagne pour la réduction accélérée de la mortalité maternelle (CARMA) », promue par l’Union africaine (UA). Espérons que cette initiative panafricaine connaitra un franc succès.

Bonne lecture

David Hercot

La sélection a été réalisée avec l’appui de Kristof Decoster, Josefien Van Olmen & Wim Van Damme


Right to health

1. AFGH – Right to Health on Human Rights Day

http://afgh

Au moment où le monde commémore la Journée des droits de l’Homme (10 Décembre), « Action for Global Health » demande que les donateurs, les gouvernements nationaux dans les pays à faible ou moyen revenu et la société civile internationale donnent plus de moyen à la réalisation du droit universel à la santé.

Access

2. Lancet – Universal health coverage: access to what?

The Lancet ; http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(09)62105-X/fulltext

Alors que l’agenda politique international (les déclarations de Gordon Brown et du Commonwealth sur l’accès universel) rejoint celui de la recherche (la déclaration de Bellagio pour progresser vers la couverture universelle sur base des politiques qui marchent) et celui des institutions internationales (le prochain rapport de l’OMS), l’auteur souligne que la couverture universelle est intrinsèquement liée à la capacité du système de santé à offrir des soins. L’importance des paiements directs des ménages, la crise des ressources humaines ou le rôle du secteur privé sont quelques unes des nombreuses parties du système de santé où peu de progrès sont enregistrés. Pour devenir une réalité, la couverture universelle devrait être liée à des solutions pour le système de santé sans quoi, de nombreuses personnes pauvres continueront de mourir car leur hôpital de référence ne leur offre pas de soins.

3. Universal coverage, beyond the numbers

Note conceptuelle pour la conférence Be Cause Health rédigée par Bart Criel & Werner Soors.

Il y a deux semaines, s’est tenu à Bruxelles une conférence de la plateforme « Be Cause Health », un consortium d’organisations Belges actives dans la santé dans les pays en voie de développement. Le thème de cette année fût la couverture universelle, au-delà des chiffres.

Plusieurs présentations que l’on retrouve pour la plupart sur le site, ont permis d’esquisser quelques pistes de ce que pourrait être des stratégies pour améliorer la profondeur, la largeur et la hauteur de la protection sociale dans un pays. (voir rapport de l’OMS 2008, chp 2 ). La couverture universelle peut être définie comme l’accès pour tous à des services de santé de qualité lorsque le besoin se fait sentir. La couverture universelle n’est donc pas en soi suffisante pour atteindre la santé pour tous ni l’équité dans la santé. Les racines de la bonne santé se trouvent dans les conditions sociales qui sont hors du champ d’action du système de santé. Néanmoins, la couverture universelle est une étape importante du chemin vers la santé pour tous. La protection sociale qui comprend la couverture sociale santé inclus trois dimensions décrites dans le schéma du BIT, la protection, la prévention et la promotion. La couverture universelle passe par une protection sociale. Elle est aussi la résultante de choix politiques, y inclus les choix de financement de la santé dans ces trois aspects de collecte de fonds, de partage de risque et d’achat des services.

Le rapport de la commission sur les déterminants sociaux de la santé plaide pour une redistribution, une réduction des dépenses directes des ménages pour les soins de santé, un accroissement du financement public de la santé et un renforcement de la protection sociale.

La protection sociale transformative va au delà de la protection sociale tel que définie par le BIT en incluant une dimension de redistribution du pouvoir à tous les échelons. A l’heure de la crise financière, la protection sociale et la couverture universelle se retrouvent étroitement liées pour nous faire avancer sur le chemin de la santé pour tous.

Health Financing< /span>

4. The Tobin tax – a magicians’ trick?

Andy Guise ; eg4h.org/

Andy Guise explore sur le blog de “gouvernance économique pour la santé” les possibles raisons de l’intérêt apporté à la taxe sur les transactions internationales, précédemment appelée taxe « Tobin » par les institutions et gouvernements qui dirigent l’économie mondiale. Pour lui, une partie des personnes qui soutiennent la nouvelle taxe ont probablement été fortement touchés par la dernière crise économique et ébranlés dans leurs convictions au point de vouloir changer le fonctionnement de la finance mondiale. Mais, selon lui, la plupart de ces nouveaux défenseurs ne sont pas fondamentalement convaincus. Ils nous présentent une taxe de la main gauche, pour ne rien faire de la main droite. Là où beaucoup ont appelé à une réforme des institutions pour éviter ce genre de crise et rendre le système plus transparent, introduire une taxe serait un leurre qui permettrait de calmer les attentes de changement sans rien aborder des problèmes de gouvernance, de démocratie, de transparence et de légitimité de ces institutions (FMI, Banque Mondiale, G8 et G20 par exemple).

5. KFF – Washington Post, New York Times Examine PEPFAR

http://globalhealth.kff.org/Daily-Reports/2009/December/09/GH-120909-PEPFAR.aspx

Le Washington Post et le New York Times ont tous deux étudiés la nouvelle stratégie de PEPFAR publiée la semaine passée. Un des points saillant est la volonté de transférer la gestion quotidienne des projets aux 15 pays hôtes. Les services de prise en charge du SIDA doivent devenir une partie de l’offre de soins nationale. Il pense que hormis au Rwanda et en Namibie, cela va nécessité une transition et des formations pour fournir aux pays les compétences requises pour la gestion des projets tout en maintenant en parallèle la fourniture de services à plusieurs millions de personnes. Un autre point saillant est que le PEPFAR ne va plus accroitre le nombre de patients mis sous traitement aussi rapidement qu’avant. Une réduction de 500 000 à 320 000 nouveaux patients par an est annoncée selon le New York Times. Si les avocats du SIDA sont fortement déçus, les avocats de la santé globale regrettent la décision mais suggère que c’est la une décision rationnelle de vouloir acheté des biens qui vont sauvés plus de vies pour moins d’argent. La stratégie reste silencieuse – pour l’instant- sur le sort réservé à des dossiers délicats tel que l’importance de l’abstinence, le refus de distribuer les préservatifs par certains prestataires caritatifs et l’appui qui sera fournis aux centres qui pratiquent l’avortement, aux associations qui ne militent pas contre la prostitution ou aux pays qui criminalisent les rapports homosexuels.

6. AFGH – “Aid for better health: are we learning about what works?”

actionforglobalhealth.eu/ ; rapport en Français : Rapport intérimaire de l’équipe projet sur la santé comme secteur témoin dans le suivi de la mise en œuvre de la déclaration de paris et l’agenda d’action d’accra. (Pdf 209 Kb, 6 pages)

La réunion tenue au siège de l’OCDE le 30 Novembre sur les conclusions du rapport intérimaire publié récemment par l’Équipe spéciale sur « la santé comme un secteur de référence», présente les principaux défis auxquels est confrontée l’efficacité de l’aide internationale dans le secteur de la santé.

Tuberculosis

7. Newsweek – Returns an Ancient Disease

http://www.newsweek.com/id/225631

Newsweek fait le point sur la lutte contre la tuberculose, une maladie qui a fait un come-back. Ce n’est pas seulement plus d’argent dont il y a besoin, la situation actuelle nécessite également un changement dans les priorités de santé globale. «L’argent des occidentaux a faussé les priorités sanitaires globales en faveur de maladie qui tuent les jeunes, qui disposent de solutions [en apparence] simplistes, ou qui sont dignes d’un « Prix Nobel ». La tuberculose a prospéré en esquivant toute cette attention. Elle est vieille. Elle s’attaque aux membres les plus marginalisés des sociétés. Et s’étant faite l’alliée de l’air que nous respirons, elle ne sera pas vaincue par quelque chose d’aussi simple qu’un préservatif ou une moustiquaire. En fait, les experts disent que plus que toute autre maladie, cette relique du 19e siècle met

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