Chers collègues,
Nous venons de participer à une conférence co-organisée par l'institut de médecine tropicale d'Anvers sur le thème "le droit à la santé mondiale, une responsabilité mondiale." Ce fût très intéressant et nous espérons vous en parler dans une prochaine édition.

Veuillez trouver ci-dessous notre sélection hebdomadaire.

Bonne Lecture.

David Hercot, Kristof Decoster, Josefien Van Olmen & Wim Van Damme


Global Health

1. EU – The EU role in Global Health

the EU consultation webpage  
AFGH announces the consultation on its website.
Le rôle de l'UE dans la santé mondiale

La Commission européenne (UE) a lancé une consultation en ligne sur le rôle de l'UE dans la santé mondiale qui sera ouverte pendant huit semaines. Nous vous encourageons tous à participer à la définition du rôle de l'UE par la lecture du document de projet et à donner votre avis dans le questionnaire fourni. Cette consultation devrait contribuer à la rédaction de la communication de l'UE sur la santé mondiale, qui doit être approuvée l'an prochain aux alentours du mois de mai par le Conseil de l'UE. En tant que participants au forum de l'UE sur la santé globale, nous avons insisté sur la participation d'experts du Sud dans cette consultation, d'où cet appel à nos lecteurs pour participer. Nous sommes prêts à soutenir ceux d'entre vous qui souhaiteraient contribuer au débat. Maheureusement les documents sont encore en anglais mais le français et l'espagnol sont attendus sous peu.

draft issues paper and questionnaire

Politique de l'activité : Santé dans le développement et des relations extérieures, de la santé en Europe, de la recherche
Groupe cible (s) :  La société civile ayant trait aux domaines ci-dessus, les institutions universitaires, les agences onusiennes, le secteur privé, les principaux partenaires de l'UE en santé mondiale
Période de consultation  :  14/10/2009 – 09/12/2009
Objectif 
  La Santé Mondiale a progressivement et à juste titre, pris une place prioritaire dans les domaines de la politique étrangère, de stratégies nationales de santé, les partenariats de développement et les biens publics mondiaux. Les dimensions de l'équité et les facteurs globaux qui affectent la santé font face à la mondialisation et nécessitent une approche renforcée, interdisciplinaire et cohérente des politiques internes et externes et des stratégies. Compte tenu des défis ci-dessus mentionnés, il est nécessaire de mieux identifier le rôle et la stratégie de l'UE dans les problèmes de santé mondiaux actuels.
 
Contributions
Les commentaires sont envoyés à : [email protected]
Les individus, organisations et pays qui souhaitent participer au processus de consultation sont invités à remplir le questionnaire annexé au document de réflexion.
Afin de soumettre votre contribution, vous serez priés de vous inscrire en présentant quelques informations nous permettant de savoir qui vous êtes et comment vous contacter. En outre, cela vous permettra d'accéder à votre propre contribution à tout moment afin de la modifier / supprimer. Il est important pour nous d'être en mesure de vous contacter, si nécessaire, afin de poursuivre le dialogue ou demander des informations supplémentaires.

2. FT – Human rights are the wrong basis for healthcare and two replies

The original opinion piece by William Easterly and two replies by Eric A Friedman and Claudio Schuftan

Dans son article l'auteur postule que l'approche basée sur les droits humains a rendu les systèmes de santé mondiaux plus inégaux. Selon lui l'approche droit a permis aux plus adroits activistes de tirer à eux la couverture au dépend des autres. Il prend exemple de la lutte contre le SIDA qui a permis de mettre sous traitement plus de 4 millions de personnes mais selon lui au dépend d'autres priorités et principalement au bénéfice des classes moyennes et supérieures en Afrique. Dans sa réponse, Friedman affirme qu'il présente une vue très déformée du droit à la santé. Le droit à la santé plaide pour les politiquements plus faibles, affirmant l'obligation des gouvernements de leurs venir en aide. Le financement de la lutte contre le SIDA n'est pas excessif,  c'est l'ensemble de la santé mondiale y compris le SIDA qui est gravement sous financé. Schuftan lui souligne que l'approche du droit à la santé ne relève pas seulement de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 mais a été renforcée et clarifiée depuis par plusieurs autres traités internationaux auxquels tous les états ont plus ou moins souscrits. Il met en doute l'idée que l'approche sélective de la santé primaire qui a suivi la déclaration d'Alma Ata ai eu des gains supérieurs en terme de survie que ce qu'une approche holistique tel qu'elle était énoncée initialement dans la déclaration sur les soins de santé primaire aurait permis d'obtenir.

Drugs

4. Lancet – The missing ingredient in medicine patent pools

E Richard Gold , Jean-Frédéric Morin ; http://www.thelancet.com/

Dans ce petit commentaire, les auteurs plaident pour un renforcement du système de communauté de brevet (patent pool) et suggère de dépasser la compétition entre les ONG et les sociétés pharmaceutiques sur la paternité des initiatives pour aller plus loin, ensemble et permettre ainis de réduire le coût des ARVs.

Infectious Diseases

5. The Lancet – Diarrhoea: why children are still dying and what can be done

Tessa Wardlaw, Peter Salama, Clarissa Brocklehurst, Mickey Chopra, Elizabeth Mason ; http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(09)61798-0/fulltext

L'OMS et l'UNICEF ont publié un plan en sept points pour réduire le nombre global de décès par diarrhée. Voir en pièce jointe le communiqué de l'OMS.

Maternal Health

6. The Lancet – Unsafe abortions: eight maternal deaths every hour

Editorial ; http://www.thelancet.com/journals/lancet/articl
e/PIIS0140-6736(09)61799-2/fulltext

Dans cet éditorial du Lancet, les auteurs présentent le rapport de l'institut Guttmacher de New York. Dix ans après le rapport précédant, les progrès sont manifestes : une réduction de 17% du nombre d'avortement de 35 à 29 par mille femmes en âge de procréer soit encore  41,6 millions d'avortement par an. Les progrès sont dus à une réduction du nombre d'avortement en Europe de l'Est où l'avortement est légal. Mais les taux ont moins diminués dans les pays ou cette procédure est toujours illégale. Le nombre d'avortements à risque lui n'a pas diminué entrainant une mortalité maternelle par avortement inchangée de 70 000 décès par an. Pratiquement tous les avortements à risque ont lieu dans les pays en développement (20 millions par an). 40% des femmes vivent encore dans des pays imposant des restrictions majeures à l'avortement. En outre les femmes rurales ont moins accès aux services qui sont le plus souvent offerts en ville lorsqu'ils existent. Dans le même temps l'utilisation de la contraception à progressé de 54 à 63%. L'Afrique sub-saharienne utilise le moins la contraception (de 17% en 1999 à 28% en Afrique), a le plus de grossesses non désirées, le moins d'avortements assistés et le plus haut taux de décès par suite d'un avortement. L'accès à la contraception est une mesure clé pour réduire la mortalité par avortement à risque. Le climat politique international est maintenant plus favorable suite au changement d'attitude du président américain.

SOCIAL SECURITY

7. OECD Can Low-Income Countries Afford Basic Social Security?

by Krzysztof Hagemejer and C. Behrendt  – Organisation for Economic Co-Operation and Development (OECD), September 2009 ; http://www.oecd.org/dataoecd/26/20/43280726.pdf 21 pp. 344 kB:

Hagemejer et Behrendt démontrent qu'un système de sécurité sociale couvrant un minimum de services sociaux est réalisable dans les pays à revenu faible et moyen. La volonté politique, la rationalisation des dépenses actuelles et la redistribution des dépenses nationales et de l'aide internationale devrait rendre la sécurité sociale accessible à tous les pays.

Ils étudient l'introduction d'une couverture sociale pour les plus âgés et les personnes handicapées, les enfants, l'accès aux soins de base et l'assistance sociale en cas de chômage. Ils utilisent des modèles développés précédemment par Mizunoya et Pal en les adaptant. L'étude couvre sept pays africains (Burkina Faso, Cameroun, Ethiopie, Guinée, Kenya, Sénégal et Tanzanie) et cinq pays asiatiques ( Bangladesh, Inde, Népal, Pakistan, Vietnam). Pour ce qui nous intéresse au premier chef, l'assurance sociale santé, ils utilisent le rapport de personnel médical vis à vis de la population, les salaires médicaux et les coûts de gestion hors salaires. Ils comptent 300 personnels de santé par 100 000 habitants, un salaire minimum d'au moins 3 fois le PNB si aucun autre chiffre n'était disponible et des dépenses hors salaires à 67% de la masse salariale. Les coûts ainsi obtenus oscillent entre 4,43 USD par habitant au Népal et 24,23 USD/hab au Cameroun. Soit entre 1,5 et 5,5 % du PNB. Ils ont également calculé le coût de ce système par rapport à la capacité de financement des gouvernements. Dans tous les pays, la majorité des coûts est liée au paquet de services de santé. Si aucun effort n'est fait de la part des gouvernements par rapprot à leur dépenses sociales actuelles, ils seront en mesure de financer de 4 à 20% des coûts de ce paquet de services sociaux de base pour la plupart des pays tandis que l'Inde la Tanzanie et le Vietnam atteindraient plus de 20%. Si les pays fournissent un effort pour accroitre le pourcentage du PNB alloués aux services sociaux de base, certains pays (Inde Pakistan, Vietnam) arriveraient d'ici 2030 à financer 100% de leurs besoins tandis que d'autres dépenderaient à long terme de l'aide internationale pour couvrir leurs besoins. Le Burkina, le Népal et le Bangladesh n'atteignant pas les 50% des coûts estimés.  

US health care reform

8. NYT – Public Option Is Next Big Hurdle in Health Debate

http://www.nytimes.com/2009/10/15/health/policy/15public.html

9. The Economist – 'What a waste'

http://www.economist.com/opinion/displaystory.cfm?story_id=14649106

La réforme poursuit son chemin aux Etats Unis, le point le plus discuté reste la possibilité d'introduire un système d'assurance publique. The Economist, reste pessimiste sur la capacité de cette réforme à contenir la croissance des coûts de la santé.

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